‹ Histoire de la soieChapitre 75 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. CIL II. 16j · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. CIL II. 16j

mission de séjourner dans Tempire arabe au delà de onze mois (i).

Pour tous, musulmans, tributaires, étrangers, la protection est la même, dès que ces conditions sont remplies; le droit proportionnel une fois acquitté, la marcliandise circule librement.

Toutes les autres prescriptions qu'il regarde comme favorables au commerce, Mohammed les adopte : il défend Fusure (2), il exige que la plus stricte bonne foi préside aux transactions commerciales (3^ . Le temple de la Mecque était depuis longtemps un rendez-vous pour les caravanes, un centre d'affaires : le prophète déclare que le pèlerinage à la Mecque est un devoir de piété (4] ; ce et, ajoute-t-il, ce n'est pas un crime de demander à Dieu Taccroissement de vos biens en exerçant le commerce durant le pèlerinage (5). »

Des éléments de succès ont donc été, dès le début, préparés pour le commerce à l'intérieur 5 et le Koran, en étendant ces mesures à tous les pays successivement

(4) D*0h880D^ tom. v, p. 38.

(î) Koran, ch. m, vers. 123.

(3) Koran, ch. 11, vers. 282.

(4) « ÀDDODce aux peuples le pèlerinage de la maison sainte : » qu'ils y arrivent à pied eu montés sur des chameaux prompts à » la course, venant des contrées éloignées . » Koran, ch. xxii^ vers*

(5)/6t£2., ch. li, vers. 49i. — Peu à peu cette habitude se généralisa et les environs des mosquées devinrent de véritables marchés*

Tout en faisant la part de ce qu'il y a de iictif dans ces descriptions, qui suivent la direction des routes à vol d'oiseau, on y trouve l'indication du vaste commerce dont les Juifs étaient devenus les intermédiaires. Ëstril besoin de dire que la soie et les soieries formaient une des branches importantes de ce commerce, et figuraient sur toutes ces routes qui nous sont connues, au nord auprès des pelleteries, au centre auprès du musc du Tubet (1), au midi auprès des épices et des parfums?

« Rey (qui est la Rages de l'Ecriture sainte , et qui était située au midi de la mer Caspienne auprès de la ville actuelle de Tél«éran) était le rendez-vous des marchands de l'Arménie, de l'Âderbaydjan, du Khorassan, du pays des Khazares et du pays des Bordjans (aux en-

Tarabc, le persan étaient enseignés dans leurs écoles)^ leur donna la puissance. Les Grecs se rendirent nécessaires aux maîtres grossiers et ignorants qui régnaient à Gonstantinoplé, et Thistoire olhomane montre, depuis le dix-septième siècle, la colonie du Fanar comme la pépinière des savants, des médecins et des ambassadeurs de Tempire turc. De nos jours encore la partie vitale de Temi^re othoman n'est-ce pas la population grecque? Ne sont-ce pas les Grecs qui sont les intermédiaires avec les peuples civilisés? Ne sont-ce pas \eti Grecs qui ont en main tout le commerce? Et l'ambassadeur turc Musurus n'est-il pas grec?

Tels ont été les Juifs au moyen ftge pour les peuples qui renversèrent en Orient la monarchie persane et pour les barbares qui détruisirent en Occident Tempire romain.

(1) Le musc élait Tarticle principal, du commerce de TAsie centrale, parce quil est indispensable dans les cérémonies religieuses du bouddhisme.

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