DEUXIÈME PARTIE. CH. M
térieurs au neuvième siècle. La production' des soies musulmanes rendit moins nécessaires les soies chinoises, et l'industrie de la soie prit un développement considérable dans les contrées soumises à la loi musulmane au détriment de Tancien commerce des soies avec la Chine. Ainsi les Chinois, comme ils le redoutaient, virent successivement diminuer l'exportation de leurs soieries, puis celle de la matière première, à mesure que les peuples de l'Occident se procurèrent la soie, puis le ver a soie.
Les contrées où Ion recueille la soie ne sont ni toutes, ni seules productrices de soieries. Les conditions nécessaires pour la fabrication des éto£Pes de soie sont en effet différentes de celles au milieu desquelles peut s'établir la production de la soie. A la fabrique des soieries, il faut le séjour des villes^ là seulement le fabricant trouvera réunis tous les éléments indispensables pour son succès, la teinture, lé goût des arts, le contact des commissionnaires, le progrès constant et inévitable. La production de la soie demande un sol propice a la culture du mûrier, un climat favorable pour l'éducation, enfin une main-d'œuvre peu coûteuse. Delà Texistence de fabriques de soieries dans des villes souvent éloignées du lieu où l'on produit de la soie, et absence de fabriques de soieries là où l'on recueille la matière première.
Ainsi aux provinces que nous avons nommées, il
T:'^^^JZ ~ T' 5»"?!""
tt^j
IBl- ^^ 3
i ir^
Tî
ir js: ' ^ rfnm
?f***- iir:*LJ 4
Le
OîL
iii^^^T.
Ï>î3il«-
^ftiiiL e- *^
JE
^fTim
3iias5
u •»ii -^ni^rf?- j?^
le?- -^i
'if' rta. ^rcrrzEL?^ iiis- -p?- «e-fstih :=à.— *s
^^vM/^ ^ v^î^^jtt^çîtt; vf4»^ |4r j!s iiri
4, ; W ià^A^'jpkéjH^, i^tyg^jrg^
inrmioue a