DEUXIÈME PARTIE. CH. II
Saint-Jean-d'Acre) les autoriser à acheter toutes sortes de marchandises (1). Tyr, renommée pour son sucre et ses admirables verreries, compte un grand nombre de riches négociants qui font un grand commerce de marchandises étrangères (2). Toutefois le marché le plus important est celui de Jérusalem. Auprès deThospice ouvert par la munificence de Chàrlemagne aux pèlerins parlant la langue romaine,ilya, ditBernardleSage (3), une grande place où chacun vientnégocier moyennant un droit annuel de deux sous d'or. Là se tenait chaque année, le 15 septembre, une foire célèbre où s'échangeaient les productions de l'Europe et de TOrient (4). Le.commerce des soieries se trouvait donc intimement lié avec les voyages en Terre-Sainte. Parmi les pèlerins
» de la Syric^ c^est-à-dire un lieu où Ton vient déppser toutes » sortes de marchand ises^ de richesses et d*obJet8 de commerce. » Les 'étrangers affluent dans cette ville que ta mer baigne de 1» trois côtés. » Tom. i, p. 356.
(1) Will. Tyr, arch. histor, lib. vu: Gesta Bei perFrancos, p. 74Î.
(2) Ibidem^ lib. xiii , c*est le livre qui contient la description de Tyr et de la Syrie.
(3) « Et recepti sumus in hospitale gloriosissimi Imperaloris » Karoli, inquo suscipiuntur omncs qui, causa devotionis, illum » adeunt locnm, liogua loquentes romana.. . ante ipsum hospl- ■ taie est forum pro quo unusquisque ibi negotians in anno soi- » vit dnos aurcos illi qui illud providet. » Itinerarium Bemardi SapientiB, Recueil des mémoires publiés par la Société de Géographie^ tom. iv, p. 789.
(4) Michaud : Histoire des Croisades, lom. 4^ liv i, édit. 4812^ p. 29.
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LlmportazieCy an poûit ëe T^ie comBerdaL des Tene-Saôate a clé mke en idîef par de GoigBes daas son mémoire sur Ytiaidm eomaterte da fimÊtÊÛ dtau Ir LgMmimMaU ia Crr/itada. Mémoîics de FAcad. des iBScrip. et BeUes^Lei* treiy lofli. xxxm.
Mithand, dans son h** livre de THisiotre cks Croisades el daas les notes jBStifieatÎTeSy lésome ks pftkrînagesks pks importants, eeox dont 00 a quelque relation écrite.
(t) Les ambassades échangées antre Chariemagna el Baronnal'Rafebid sont partout racontées.