DEUXIÈME PARTIE. GH
arabes et égyptiens de la mer Bouge, puis par le soulèvement des Thoulonides qui rendirent à l'Egypte son indépendance (1); Fostat, capitale de l'Egypte, durant la domination de cette dynastie, puis Al-Cahira fondée par les Fatémides (2), auprès de Fostat, et, en ménie temps , la ville d'Alexandrie jouirent d'une grande prospérité. L'impulsion avait été donnée : les gouvemeurs qui, démembrant l'empire des Abbassides, formèrent des Etats indépendants, voulurent rivaliser avec les célèbres khalifes de Bagdad, et protégèrent les sciences et rindustrie.X'est la singulière bonne fortune des musulmane, que, malgré les rivalités et les subdivisions territoriales, la marche de la civilisation est constante dans tous les. pays où l'on parle la même
(1) Voir Sédillot, Histoire des Araftes^ p. 4 94 et suiv.
(î) « Les Falémides ÛTeni fleurir en Egypte le commerce, Tay> griculture, les arts et les sciences avec autant de succès que les » premiers Abbassides. Ils avaient réuni par de magnifiques tra- » vaux la petite ville de Fostat à celle de Mesrab,%t'lcur nou- » velle capitale allait rivaliser avec les plus belles villes de TAsie; » de magnifiques mosquées furent ajoutées à celles de Thouloun* » Les khalifes semblaient ne vouloir rien épargner pour faire ou- , » blier Bagdad. » Sédillot, Hist. des Arabes, p. S06.
L'antagonisme des princes égyptiens avec les khalifes de Bagdad, antagonisme né, comme Tobserve Guillaume de Tyr(lib. iv, Gesia JDei per Frsmcos, p. 996)^ de la différence de leurs superstitions et des dogmes contradictoires qu'ils avaient adoptés, fut très favorable au commerce européen. Les premiers khalifes avaient fermé PEgypteaux peuples infidèles du pays de Roum, les khalifes de Misr (nom arabe de TEgypte) leur ouvrirent le pou d'Alexandrie.