SOC R AT K
profiter de la faculté que lui laissait la législation athénienne de proposer au dicastère , après le verdict de culpabilité, une peine inférieure à celle que demandaient ses accusateurs.
J’ai exposé les idées politiques de Socrate telles qu’elles ressortent des documents les moins incertains que nous possédions sur ses actes et ses discours ; j’ai dit toutes les incertitudes, les fluctuations de sa pensée sur la grande question de la souveraineté. Tantôt il fait du suprême pouvoir l’apanage de la capacité, du génie, et conclut au despotisme d’un seul ; tantôt il reconnaît dans la volonté du peuple la source de l’autorité et de la loi; enfin, il affirme l’existence de lois supérieures à la volonté de I homme, d’une justice dont l’origine ne réside ni dans la force du nombre ni dans la suprématie du génie. Ces hésitations ne doivent pas nous surprendre. Elles s’expliquent par l’immense difficulté du problème, qui de tout temps a été l’un des écueils de l’esprit humain , par les circonstances au sein desquelles Socrate avait vécu. Dans sa jeunesse il avait vu les splendeurs de l’administration de Déridés. Son âge mûr fut témoin des fautes et des malheurs de la guerre du Péloponnèse , des funestes entraînements de la démocratie ; sa vieillesse, des crimes de l’oligarchie îles quatre cents et des trente tyrans. On comprend donc qu’il ne se prononçât ni pour la démocratie ni pour l’oligarchie, lui qui avait vu de près les fautes et les vices des pauvres et des riches , et qu’il se réfugiât dans la conception d’un gouvernement idéal, affranchi de l’influence des passions et de l’ignorance. En préconisant l’attribution du pouvoir suprême au plus capable, il ne faisait peut-être que céder à une réminiscence des beaux temps de Périclès, qui exerça en réalité cette royauté du génie vantée par Socrate. D’un autre côté, quand il faisait de la loi une émanation de la volonté du peuple, il songeait sans doute au danger de
laisser à l’arbitraire d’un seul homme le terrible pouvoir de tracer des règles générales aussi bien que de décider des cas particuliers. Peut-être aussi ces deux opinions de Socrate se concilient-elles en ce sens qu’il voulait n’attribuer au plus capable que les fonctions exécutives , et laisser au corps des citoyens le pouvoir de faire les lois. C’est là un point sur lequel l’insuffisance de nos documenls ne permet d’exprimer que des doutes.
Malgré ce que les idées de Socrate présentent de confus, on y démêle néanmoins une vue générale et dominante qui suffit à caractériser sa doctrine. C’est que l’exercice de la souveraineté doit avoir pour but le règne de la morale et de la justice , et que le pouvoir doit appartenir à l’intelligence , à la vertu , au mérite. Socrate se trompa en concluant au despotisme ; mais ce n’est là qu’une fausse conséquence d’un principe juste, et Socrate paraît luimême renoncer à ce que cette conséquence a d’excessif, quand il proclame d’une manière générale que le commandement est l’apanage naturel des hommes distingués par leurs qualités morales. Au fond, et malgré ses tergiversations , Socrate paraît avoir été partisan de la souveraineté de l’intelligence et des lumières , mais il s’égarail dans l’application de ce principe, et le nombre est grand de ceux qui se sont égarés après lui.
Cette tendance générale de la doctrine de Socrate expliquerait aussi quelques-unes des contradictions de sa conduite. Bien qu’il n’approuvât pas les institutions de son pays, peut-être croyait-il que l’influence des gens de bien, des hommes pourvus de talents et d’instruction pourrait en contre-balancer les défauts. C’est sans doute par ce motif qu’il exhortait ses disciples les plus distingués, Charmide entre autres , à se mêler aux affaires; qu’il s’efforcait de corriger, d’éclairer les hommes en place , de faire comprendre à ceux qui briguaient les honneurs la né-
SOCRATE
cessilé d’une instruction solide. Si telle était la pensée de Socrate , ce que je n’ose affirmer, c’eût été une pensée juste et profonde. En effet, il est certain que les qualités des hommes peuvent souvent contre-balancer l’imperfection des institutions, tandis que la bonté des institutions ne peut jamais suppléer à l’insuffisance des hommes.
Si l’on se préoccupe surtout des résultats pratiques et positifs, Socrate laissa la science politique à peu près au point où l’avaient portée ses devanciers. Il n’ajouta que pen de chose à la distinction des diverses formes de gouvernement déjà tracée avant lui, en opposant la tyrannie à la royauté et la ploutocratie à l’aristocratie. Déjà aussi l’importance politique des mœurs et de l’éducation avait été signalée par Hippodamus et par les sophistes eux-mêmes. Néanmoins, Socrate dépassa les écrivains politiques qui l’avaient précédé par le point de vue sous lequel il envisagea la question de la souveraineté. Tandis que ceux-ci s’étaient bornés à rechercher quel gouvernement offrait le plus d’avantages , Socrate se demanda quel était le plus légitime. Il transporta la question du domaine de l’utilité dans celui du droit , il entrevit les trois grandes solutions qui dans les temps modernes ont été proposées sur le point de savoir à qui appartient légitimement le suprême pouvoir. Il l’attribua tour à tour à la capacité, au nombre, à la raison éternelle. 11 ne sut, il est vrai, ni choisir entre ces trois solutions, ni élever aucune d’elles à la hauteurd’une théorie rationnelle et complète; mais ce n’est pas un faible mérite que de les avoir indiquées , même confusément. Il aurait dû appartenir à ses disciples de les développer, de les contrôler par une analyse plus sévère. Nous allons montrer comment les plus illustres d’entre eux remplirent cette tâche, et rechercher sur quels points ils dépassèrent leur maître, sur quels points ils restèrent en deçà des jalons qu’il avait posés.
x£nophox.
Nombreux écrit» politique» »orti« de l'école de Socrate. — Caractère politique de Xcnophon. — Sa haioe de la démocratie athénienne. — Sa Laconomxait. — Son mépri» du travail industriel. — Sa prédilection pour une aristocratie guerrière. — I/habileté personnelle source légitime du pouvoir.
La puissante impulsion que l’enseignement de Socrate imprima aux études politiques nous est attestée par le grand nombre d’ouvrages que les principaux membres de son école publièrent sur cette matière. Simon , ce cordonnier que Socrate visitait souvent, et qui le premier entreprit de publier les dialogues de son maître , avait consacré à la reproduction des doctrines politiques de celui-ci deux traités, l’un sur la loi, l’autre sur la démagogie. Criton, l’ami de Socrate , avait également écrit un ouvrage sur la loi et un livre intitulé le Politique. Malheureusement nous ne connaissons que les titres de ces écrits , qui devaient contenir les révélations les plus véridiques et les plus intéressantes sur les doctrines politiques de Socrate. Le même naufrage a enveloppé les écrits d’Anlisthène, l’illustre fondateur de la secte stoïcienne. Il avait traité dans quatre ouvrages de la loi , du gouvernement , de l’esclavage et de la liberté , de Cyrus ou de la royauté. Ce doil être pour les amis de la science un vif sujet de regrets que la perte de ces écrits tracés par un homme que Gorgias avait formé à l’éloquence et Socrate à la philosophie. Peutêtre Antisthène, qui identifiait la noblesse avec la vertu et le bonheur avec la sagesse , réclamait-il contre cette grande iniquité de la servitude, qu’Aristote a si tristement défendue contre des adversaires restés inconnus. Un disciple d’Anlisthène , le fameux Diogène , avait aussi composé un traité du gouvernement perdu comme ceux de son maître.
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Des vues originales et hardies, une appréciation amère de la politique , ce grand théâtre des bassesses humaines , signalaient sans doute cette œuvre du cynique qui cherchait vainement un homme parmi ses contemporains. De tous les disciples immédiats de Socrate, Xénophon et Platon sont les seuls dont les écrits politiques nous soient parvenus.
Xénophon n’est point un théoricien politique. 11 n’a pas consacré d’ouvrage spécial à l’étude des diverses formes de gouvernement , à la recherche de la meilleure constitution , à l’examen des principes qui doivent présider à l’attribution du suprême pouvoir. Les considérations abstraites, les hautes spéculations philosophiques échappent à son intelligence, il se complaît dans les questions de détail, il écrit de courtes monographies, telles que ses traités des républiques d’Athènes et de Lacédémone, des dialogues d’une allure vive et légère, comme celui qui est intitulé Hiéron ; ou bien il retrace dans des biographies laudatives, telles que la Cyropédie et la lrie d’Agésilas, les actions des grands hommes dont le caractère obtient ses sympathies. Cependant, au milieu de ces compositions variées , on discerne les idées générales et les sentiments politiques qui dominent l’àme de Xénophon. Ce sont la haine de la démocratie et de la liberté , le goût de la discipline et d’une règle inflexible, l’amour du pouvoir absolu, pourvu qu’il soit exercé par un homme supérieur, le culte des héros, des chefs illustres par leurs qualités personnelles. A ces traits ou reconnaît le disciple de Socrate , le guerrier dont la jeunesse s’est écoulée dans les camps, le général accoutumé à commander. Socrate préconisait la royauté du génie ; son élève trace dans la Cyropédie et la l ie d’Agésilas le type de l’homme destiné par la nature à l’empire, de l'homme v raiment royal. Socrate distinguait la tyrannie de la royauté; Xénophon développe cette distinc-
lion dans le dialogue entre Hiéron et Simonide. Socrate blâmait quelques-unes des institutions de son pays; Xénopbon écrit dans son traité de la république d’Athènes une satire de sa patrie , dont il méconnaît complètement le génie. Par contre , il trace dans son traité de la république de Lacédémone un panégyrique des lois de Lycurgue aussi pompeux qu’immérité. Cette préférence pour Sparte devint chez lui une véritable laconomanie 1 et l’entraîna à des actes coupables. Socrate s’était borné à critiquer quelques institutions d’Athènes ; mais du moins dans sa vie pratique il avait respecté les lois de sa patrie et vaillamment combattu pour elle. Xénophon désobéit aux lois en prenant part, malgré les ordres des magistrats, à l’expédition d’Agésilas contre les Perses , alors alliés des Athéniens. Justement banni pour cet acte , il n’hésita pas à porter les urmes contre sa patrie, et les champs de Coronée le virent dans les rangs lacédémoniens combattre ses concitoyens. Quand son enthousiasme pour Sparte l’entraînait ainsi jusqu’à la trahison, il avait oublié sans doute toutes les souffrances que les dix mille , parvenus au terme de leur retraite, avaient eu à essuyer de la part des Lacédémoniens, dominateurs de la Propontide ; il oubliait qu’Aristarque, harmoste Spartiate de Cyzique, avait vendu comme esclaves quatre cents malades appartenant à cette armée dont les exploits sont un des plus beaux titres de gloire de la Grèce *. Mais les délices de la terre de Scillonte , que la munificence des Spartiates lui alloua comme prix de sa défection, avaient sans doute effacé ces souvenirs de son âme. De semblables faits autorisent la critique à contrôler avec rigueur les doctrines et les appréciations politiques de Xénophon.
1 II y avait en Grèce des laconomants comme il y a eu en France des anglomanes.
* Retraite des dix mille , in fine.
XKXOPHOX.
Le court traité de la république d’Athènes est parmi les ouvrages de cet écrivain celui où se manifeste le plus ouvertement son aversion contre la démocratie , même réduite aux étroites proportions de la cité antique, « La con- » stitution politique des Athéniens, dit-il en entrant en » matière , et le choix qu’ils en ont fait n’est pas ce que je *> prétends louer dans cet ouvrage. En la préférant ils ont » plus favorisé les hommes vicieux que les citoyens k honnêtes. Sous ce point de vue, je ne puis doncl’approu- « ver ; mais puisqu'il leur a plu de l’adopter, je me pro- 9 pose de démontrer qu’ils emploient les vrais moyens de - la maintenir, et qu’ils ont raison de faire biendes choses ' que les autres Grecs leur reprochent comme des fau- •> tes '. » La suite du discours répond à ce début. On y sent ii chaque page une ironie cachée et une malveillance contenue. Mais souvent la justesse naturelle de l’esprit de Xénophon lutte contre ses préventions et ses antipathies, et de là résultent des contradictions palpables, des aveux pleins d’intérêt , où l’on discerne facilement les véritables raisons d’existence du gouvernement populaire. Ainsi le disciple de Socrate reconnaît qu’il est juste de donner l’autntageau peuple sur les riches, parce que c’est le peuple qui fournit les équipages de la marine et qui constitue la force d’Athènes. 11 avoue que le peuple laisse aux grands les hautes magistratures d’où dépend le salut de l’Etat, les premiers grades dans la flotte et l’armée , et qu’il ne se réserve que les magistratures inferieures , où il peut trouver quelques avantages pécuniaires *. Cependant quelques pages plus loin, il accuse le peuple de préférer toujours les plug vils plébéiens aux citoyens distingués et de considérer le mérite et le talent comme funestes plutôt qu’utiles à la
1 Rèp. d' Allumes, ch. [. — La même idée est reproduite au commencement du ch. ni.
1 Ch. i,$S 2 et 3.
république l'oilà deux assertions contradictoires, tll faut » au peuple, dit ailleurs Xénophon, non pas une admi- » nistration sage qui Je ferait esclave, mais la liberté et la n souveraineté : avec cela, que la constitution soit vicieuse, » c’est le moindre de ses soucis. Ce qui vous paraît défec- » tueux dans le système politique , c’est précisément ce qui » rend le peuple puissant et libre. Voulez-vous une bonne » législation , vous y verrez d’abord les plus habiles donner » des lois , ensuite les citoyens honnêtes autorisés à répri- » mer la fougue populaire, à délibérer sur les intérêts de » l’Etat, sans permettre à des hommes remuants et inquiets » ni d’opiner dans le sénat , ni de parler, ni de haranguer; » mais avec ces bonnes vues , le peuple retombera bientôt » dans l’esclavage4. » Voilà dans le même passage une profession de foi en faveur de l’aristocratie , et un aveu qui justifie les Athéniens de l’avoir renversée. Ce n’est pas le seul , et plus d’une fois il échappe à Xénophon de reconnaître les vices et le défaut d’esprit politique qui caractérisèrent la classe supérieure dans la plupart des cités de la Grèce. «Vous ne trouverez pas une seule ville, dit-il, où » les grands soient bien intentionnés pour le peuple’. » — « Les Athéniens , s’ils étaient dans une île , n'auraient pas k à craindre que les grands livrassent la ville; aujourd’hui, » n’en doutops pas, s’il s’élevait des cabales, ce ne serait y> que dans l’espérance d’attirer les ennemis par terre*. » Ainsi, Xénophon se déclare en principe adversaire de la démocratie, partisan de l’attribution du pouvoir aux citoyens les plus distingués par le mérite , la naissance et la richesse ; mais il nous montre en même temps ces citoyens insolents, hostiles au reste du peuple, toujours prêts à
* Ch. u, S 14.
1 Ch. i , 8 et 9.
* Ch. m, S 8.
* Ch. u, S 10.
XEXOPHOX.
pactiser dans un intérêt égoïste avec les ennemis de leur patrie. Comment ne pas s’étonner dès lors, que tout en constatant les vices des aristocraties grecques, il ait si sévèrement blâmé les Athéniens d’avoir adopté une forme de gouvernement qui fut pour eux moins l’objet d’un choix qu’une nécessité, et qui, de son propre aveu, pouvait seule assurer leur indépendance, leur liberté intérieure et leur puissance au dehors?
Le langage de Xénophon, lorsqu’il expose les institutions de Lacédémone, présente un caractère bien différent. Au lieu de ces explications mêlées de blâme , de ces apologies ironiques qui caractérisent son traité de la république d’Athènes , ses paroles respirent une admiration absolue , un enthousiasme sans mélange. Les lois de Lycurgue, voilà son idéal. Nul auteur de l’antiquité n’a contribué plus que lui à élever l’idole sur l’autel. Il faut l’entendre vanter la discipline Spartiate , soumettant tous les actes de la vie à l’inflexibilité de la règle , l’éducation dure et famélique des enfants , leur adresse à dérober des fromages sur l'autel de Diane , leurs luttes farouches , leurs châtiments impitoyables , opposer à la vivacité de la jeunesse des autres villes ce qu’il appelle la modestie des jeunes Spartiates, semblables à des statues par leur silence et leur immobilité La communauté des biens mobiliers, l’autorité donnée à chaque citoyen sur les enfants des autres, l’interdiction de toute occupation lucrative, l’éducation virile des femmes, et jusqu’aux impudiques combinaisons prescrites ou autorisées dans le but d’assurer de robustes enfants à la patrie , lui semblent dignes d’éloge. U s’étend peu sur la constitution politique; il se borne à approuver le pouvoir despotique des éphores et à signaler les étroites limites de l’autorité des rois , ainsi que la perma-
1 Rrp. lacéd. , eh. ni , in Jinc.
HISTOIRE UE LA SOUVERAINETÉ, nencc do lu royauté au milieu des changements subis par les autres cléments de la constitution. Cependant Xénophon est forcé de reconnaître quelques ombres au brillant tableau qu’il trace de Lacédémone, « II fut un temps, dit- » il , où c’était un crime à Sparte de posséder de l’or : on » s’en fait gloire à présent. Je sais aussi que Lycurgue » chassait les étrangers de Sparte , et qu’il ne permettait » pas à toute sorte de personnes de voyager, dans la crainte » que ses concitoyens ne prissent des étrangers leurs » mœurs licencieuses; tandis qu’aujourd’hui l’ambition » des premiers citoyens ne peut être satisfaite que par la » continuité du pouvoir chez l’étranger1.» Mais ce n’est là, suivant Xénophon, que l’effet de la désobéissance des Spartiates à l’oracle et aux lois de Lycurgue.
La haine de cet écrivain contre la démocratie , sa prédilection pour une société exclusivement militaire et aristocratique devaient l’entraîner à professer sur le travail industriel des opinions bien différentes de celles de son maître. » Les arts appelés mécaniques, dit-il, sont décriés, » et c’est avec raison que les gouvernements en font peu » de cas. Condamnes pour l’ordinaire à rester assis, à vi- » vrc dans les ténèbres, quelquefois même auprès d’un feu « continuel , ceux qui les exercent et ceux qui les appren- » lient ruinent tout à fait leur santé ; et le corps une fois » énervé, l’àmc est-elle susceptible d’une grande énergie? » Surtout on n’a plus le temps de rien faire ni pour ses » amis ni pour l’Etat , en sorte que de tels hommes sont » jugés mauvais amis et mauvais défenseurs de leur pays. » Aussi , dans quelques républiques , principalement dans » celles qui se signalent par la gloire des armes, il est dé- « fendu à tout citoyen d’exercer une profession mécani- » que *. » Bien que Xénophon mette ces paroles dans la
1 llvpubl. lacid. , c. xiv.
2 Economiques, chap. iv.