‹ Histoire de la terreur, 1792-1794Chapitre 64 sur 226 · HISTOIRE DE LA TKKKKUH · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA TKKKKUH

C'était, on le voit, une large porte ouverte à l'arbitraire des tyrannies locales, de toutes les plus difficiles à réprimer, les plus insupportables à subir. La Convention fit un pas de plus dans cette voie funeste en violant le principe de la non-rétroactivité ; elle déclara que les citoyens, qui s'étaient fait remplacer lors des levées précédentes, seraient encore obligés de concourir avec les autres citoyens à la levée actuelle.

En même temps que Ton réorganisait l'armée, il fallait penser au nerf de la guerre, aux finances. Mais il est encore plus facile de faire sortir de dessous terre les hommes que les écus. En pareille matière, il est dangereux de se fier à l'enthousiasme d'une nation ; l'argent ne se laisse pas si facilement entraîner que les cœurs.

Cambon, l'organe habituel du Comité des finances, vient le 1er février dérouler à la tribune le tableau peu rassurant de la situation. Son rapport constate les faits suivants :

Au 1er février 1793 , il a déjà été fabriqué pour plus de 3 milliards d'assignats. Défalcation faite de ceux rentrés et détruits, il en reste en circulation pour plus de 2 milliards 300 millions. Le Trésor public est à peu près vide, il n'existe plus en caisse qu'environ 30 millions. L'arriéré des contributions s'élève au chiffre énorme de 6Û8 millions. Les recettes ordi-

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