‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 39 sur 262 · Journal de$ Débats et Décrets, n" a08, p · texte numérisé non relu

Journal de$ Débats et Décrets, n" a08, p

lébrçr une fête civique ; il parait dans le sein du corps légiBlatif ; il y déploie toute la majesté d*un peuple libre. Après avoir offert ses hommages à ses représentants élus, il se refid tranquillement et avec la même dignift^ chez son représentant héréditaire. Jamais peuple n'avait montré aux yeux d*un monarque tant de force, de dignité, de modération et de respect tout ensemble pour sa personne et pour la loi. Jamais un roi ne fut plus digne^ ment entouré ; les haillons de la vertu avaient pris la place de la dorure de tous les vices. Ce peuple ne jeta sur le luxe royal que des regards de mépris ; dans ses yeux se mariaient le reproche et Tamour, le mécontentement et la retenue ; sur ses lèvres était la vérité sans injure, et dans ses bras fut la force, la grande force sans attentat. •• Jamais roi n'eut une cour plus digne d'un père du peuple, et jamais lui-même n*eut une popularité plus touchante et plus calme ; s'il eut un moment de défiance, bientôt elle fit place à la sécurité et se termina par l'admiration *. »

Tome termine son discours en s'élevant « contre les suggestions pestiférées de la cour, les horreurs clandestines d'une procédure infernale, les machinations des Feuillants et de tous les animaux nourris à la ménagerie de la liste civile *. »

4 . Voir le Journal des Débats et Décrets, p. 20S, n*" 299, et le discoure que Torné fit imprimer à l'Imprimerie nationale. Ce discours n'occupe pas moins de vingt-six pages in-8 , toutes sur le même ton.

t. L*éyêque constitutionnel du Cher, qui était loin , on le yoit, de professer la mansuétude évangéKque, semble faire allusion à un abominable pamphlet, probablement dû à la plume d'un de ses amis,

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