‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 62 sur 262 · Numéro du 28 juillet · texte numérisé non relu

Numéro du 28 juillet

discours, fit chorus avec les Annales^ et le Moniteur^ s'accorda avec le Patriote pour attribuer l'émotion populaire aux bruits répandus sur les préparatifs militaires des Tuileries. « Les agitateurs, disait le Moniteur, ont encore une fois perdu leur temps et leur argent. » Mais les mensonges du journalisme ne suffisaient pas pour anéantir tous les soupçons, une démarche officielle était indispensable. Pétion, qui avait été initié aux projets des conspirateurs, qui avait été instruit heure par heure (il s'en vanta lui-même plus tard) de ce qui se passait au Soleil d'or, à Versailles , dans les faubourgs Saint- Antoine et Saint-Marceau, Pétion paya d'audace. Accompagné de son fidèle Manuel et d'une députation de la municipalité, il vint lire à la barre de l'Assemblée nationale un rapport qu'il avait écrit d'avance, « pour le cas où il n'aurait pas pu être admis ^. »

c Paris, )e S7 juillet 4792, an iv de la liberté.

« Monsieur le président,

a Je saisis mes premiers instants de liberté pour vous faire part des événements qui viennent d'avoir lieu.

« Hier, à minuit, je fus instruit d'un projet qui n'a ^ pu être imaginé que par des ennemis de notre liberté par des citoyens égarés. Il paraît que l'on avait conç

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