‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 64 sur 262 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

devoir. Cette scène de haute comédie se termine par des applaudissements que prodiguent à i'envi la gauche et les tribunes au « vertueux magistrat. »

Dès que le silence est rétabli, Hua s*écrie que si le maire a rempli son devoir, l'Assemblée doit aussi remplir le sien ; qu*elle est tenue de rechercher les causes des troubles, d'inviter le ministre de la justice à découvrir et à faire punir les auteurs de ces complots, par lesquels le peuple « est continuellement tenu dans un état convulsif ^ » Mais cette proposition n'a pas de suites, et la gauche parvient à diriger toute l'attention de l'Assemblée sur une adresse du conseil général, que Pétion avait lue aussitôt après son rapport. La commune réclamait :

« l** Une loi d'urgence qui interdît à tout Français de sortir du royaume pendant la durée du danger de la patrie;

« 2" Le séquestre des biens de ceux qui contreviendraient à cette loi ;

a 3® L'établissement d'un comité de surveillance dans le sein de la municipalité. »

De ces trois propositions, la première, convertie en motion, est adoptée sur-le-champ ; les deux autres sont renvoyées à la commission extraordinaire.

Le comité de surveillance, demandé le 27 juillet par Pétion, fut établi après le 10 août. Il inaugura son installation en remplissant les prisons de prétendus suspects et en les faisant massacrer au 2 septembre. La démagogie procède toujours de la même manière; elle commence

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