‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 83 sur 262 · Cette sommation était ainsi conçue · texte numérisé non relu

Cette sommation était ainsi conçue

« Louis-Stanislas-Xavier, prince royal , l'Assemblée nationale vous requiert, en vertu de la constitution française, titre m, chapitre n, section m, numéro 2, de rentrer dans le royaume dans le délai de deux mois; faute de quoi vous serez censé avoir abdiqué votre droit éventuel à la régence. »

Les journaux royalistes, qui maniaient admirablement la plaisanterie, mais qui ne faisaient qu'irriter leurs adversaires par de continuels coups d'épingles, parodièrent ainsi cette sommation :

« Gens de l'Assemblée française, se disant nationale, la saine rai-

traduit devant la haute cour nationale comme criminel de lèse-nation au premier chef. Les bravades et les jaotancesdes meneurs de l'émigration n'avaient fait qu'augmenter. Ils étaient arrivés, du reste, à leurs fins; ils avaient fait déclarer, par l'Europe en armes, une guerre à mort à la révolution française. L'acte signé par le duc de Brunswick avait été évidemment écrit sous leur dictée.

Louis XVI, qui avait reçu le premier exemplaire du manifeste le 28 juillet (il était daté de Coblentz, le 25), hésita plusieurs jours sur la conduite qu'il tiendrait en des conjonctures aussi difficiles. Devait-il rompre énergiquement avec ses terribles amis de l'émigration qui n'avaient voulu écouter aucun de ses ordres, aucune de ses prières, et, suivant le conseil qui lui était donné • par Dejoly, ministre de la justice, se présenter lui-même au sein de l'Assemblée, y désavouer hautement les potentats étrangers qui se faisaient les vengeurs de ses querelles et prétendaient envahir son royaume en son nom et pour le rétablissement de

son vous requiert en vertu du titre i", chapitre i", section i^ des lois imprescriptibles du sens commun, de rentrer en vous-mêmes dans le délai de deux mois, à compter de ce jour; faute de quoi vous serez censés avoir abdiqué votre droit à la qualité d'êtres raisonnables et ne serez plus considérés que comme des enragés dignes des petitesmaisons. »

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