‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 3)Chapitre 112 sur 249 · LIVRE XXIX · texte numérisé non relu

LIVRE XXIX

la richesse sur la pauvreté. Que 1*oq ne s'alarme pas cependant de cette proposition; la nation, toujours juste, respectera la propriété. Mais respectez la misère, et la misère respectera Topulence ; ne soyons jamais coupables envers les malheureux, et le malheureux, qui a plus d*âme(|ne le riche, ne sera jamais coupable. »

La Convention applaudit aux phrases sonores que Danton vient de lancer à l'adresse des hommes à piques et èibonnets rouges qui , depuis le commencement de la séance, ne cessent d'assiéger le» tribunes. Par un décret solennel , la contrainte par corps est abolie.

Puis, après avoir entendu la lecture de lettres assez rassurantes qui lui parviennent de- l'armée, J* Assemblée déclare, sur la propositîân de Lacroix, qu'elle se réunira le soir même pour recevoir les députa tions des sections et des volontaires qui demandent à défiler ^llprant elle. À 5 heures, la séance est levée.

Les émeutiers, qui depuis le matin entouraient le siège de la représentation nationale, se répandent alors dans les divers quartiers de Paris ; ils hurlent des chants patriotiques et jettent l'effroi partout où ils passei4\ Les un# proposent de se porter sur le Temple et d'égorger le reste de la famille royale; les autres, d'aller aux prisons délivrer les individus impliqués dans la procédure des troubles de février*. iMais, en majorité,

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