‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 3)Chapitre 18 sur 249 · LIVRE X^VI. ' 2o · texte numérisé non relu

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liberté publique, «'existe plus depuis cfue le Comité de sûreté générale a été réduit à douze oiembres, par une méprise indigne, dans une maIMBureûse circonstance dont on a trop bien su profiter, durant une séance du soir destinée aux pétitionnaires, et à laquelle n'assistait presque personne. »

En terminant, il cite ce dernier fait reFâtir à l'arrestation de Nicole: un de ses coIla)K>rateurs ^'étant rendu au Comité de sûreté générale pour réclamérle registre sur lequel sont inscrits les abonnés, on lui a répondu : « Nous gardons votre registre pour connaître vos abonnés; ce sont des aristocrates. »

u Le fait est faux, répond Rovère, secrétaire du Comité. On lui a seulement dit qu'il n'avait pas besoin de ce registre pour faire son journal. » — Comme cette singulière dénégation ne semble pas contenter l'Assemblée, Rovère se hâte d'ajouter : « Ce journaliste a insulté des membres de la Convention; aînsi je lis dans son n° 72: « Vous ne savez donc pas que le Comité de sûreté gë- H nérale a été renouvelé et que la liste des membres qui <( le composent est encore souillée des noms des Basire et u des Chabot, et d'autres hommes de sang qui, dans ce « moment, disposent souverainement de l'honneur, des « biens et de la vie des citoyens; ce Comité est le Con- « seil des Dix de Venise ; ils n'ont qu'à dire : poignardez ! « et l'on poignarde.

« — C'est vrai ! crie un membre à droite. — A l'Abbaye l'insolent qui attaque l'honneur de la Convention! réplique la Montagne. — Vous voyez, dit Carrier, que Buzot est l'apologiste des assassins. »

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Rovère continue : « Voici maii^tenant ce que ce journaliste dit de l'assassinat conamis contre Lepeletier : (( Saint-Fargeau a été assassiné par un homme qui lui « reprochait d'avoir voté pour la mort de Louis XVI (( quoique il eût promis le contraire. »

En entendant accuser celui dont elle fait un martyr, la Montagne entre en fureur; ses coryphées lancent à la droite ces interpellations successives :

Chabot': « Voilà le journal que Buzot appelle estimable. )>

Basire : » On peut maintenant supprimer le Comité; il a osé faire le bien, il a balayé le Palais-Royal de tous les coquins ; les complices de Paris ont été arrêtés. »

Collot-d*Herbois : « Depuis l'assassinat du malheureux Lepeletier, nous sommes devenus sa famille; nous devons faire ce qu'elle ferait ellennême, nous devons poursuivre ceux qui osent outrager la mémoire de ce patriote. »

A la proposition de Collot, Bailleul oppose les principes : « Que l'on poursuive, dit-il, si l'on veut le journaliste, mais je dis que le Comité de surveillance est sorti de son rôle, il doit se contenter de déjouer les complots, de découvrir les conspirations, il ne lui appartient pas de faire incarcérer des citoyens pour des délits individuels. »

Entre ces assertions contradictoires, la majorité semble indécise ; elle ajourne la mise en liberté du journaliste et, malgré l'insistance de Buzot et de Lanjuinais, maintient le nouveau Comité, de sûreté générale.

Trois jours après (l**^ février), Lasource vient, au

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