Voir tome V, page
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SOD maître, les surveille de près, dans la crainte qu'ils ne se portent à des violences. Au premier mouvement menaçant, il appelle la garde. Sur Tordre du général, les sÎK volontaires sont saisis, garrottés et réunis à Pille et Lecointre, arrêtés la veille.
Le li avril, à la pointe du jour, les huit prisonniers sont envoyés sous bonne escorte au camp autrichien ; Dumouriez les recommande à Clairfayt d'une manière toute particulière comme des brigands et des assassins ^
Tandis que Dumouriez se croyait assuré du succès, la catastrophe se préparait rapidement. Les autorités civiles de Valencienncs, de Douai cl de Lille, les représentants Lequinio, Cochon et Bcllegarde dans la première de ces villes, Carnot et Lesage-Senaut dans la seconde, le Comité de sûreté et de défense établi dans la troisième ont déployé autant d'énergie que d'habileté pour contre-balancer l'influence que six mois de
4 . Dans ses mémoires, Dumouriez altribue cette démarche à des volontaires de la Marne et on 6xe la date au 31 mars. L'erreur est peut-être involontaire pour la désignation du département, elle no peut l'ôtre pour la Qxation du jour. La date du 3 avril est donnée par Dumouriez lui-même dans son second manifeste à la nation française. {Moniteur du 1" mai 1733, n° 121.)
En antidatant la démarche des volontaires, Dumouriez évidemment a voulu donner à penser que, môme avant l'arrestalion des commissaires, il avait ^té exposé aux poignards des assassins.