Ces sept malheureux prêtres étaient
Duchène, ci-devant curé de la paroisse Saint-Nicolas. Pasquier, prètre> ci-devant chapelain de la cathédrale. David, ci-devant curé de Villers-sur-Morin. Mugnien, prêtre, ci-devant chapelain de l'hôpital. Capy, ci-devant curé de Bontemps.
Hébert, ci-devant curé de Segy.
Goudin, ci-devant curé de Hautefeuillo,
Turlaire intime à ces malheureux Tordre de desœodre dans la cour; ils obéissent sans défiance, et sont, en arrivant, massacrés à coups de sabres et de piques. Six individus, prévenus de délits ordinaires, subissent le même sort. Cette sanglante exécution ne dure pas une demiheure, et lorsque les officiers municipaux accourent à la tête des quelques gardes nationaux qu'ils ont pu enfin entraîner avec eux, ils trouvent treize cadavres gisant sur le pavé. Il ne leur reste plus qu'à dresser procès-verbal de ce sinistre événement^.
A Reims, le chef des agitateurs était le procureursyndic de la commune lui-même, le nommé Couplet, dit Beaucourt, ex-moine apostat 2. -Par ses discours incen-
4 . Ce meurtre abominable fut vengé quelques années après. Dans la notice consacrée aux procès faits en l'an iv aux septembriseurs, et que Ton trouvera à la fin de ce volume, nous faisons connaître les différentes phases que suivit l'instruction criminelle que les autorités judiciaires du département de Seine-et-Marne eurent le courage d'entamer contre les assassins des prisonniers de Meaux.
Nous avons établi notre récit des massacres de Meaux : 1^ sur le procès-verbal rédigé le 4 septembre môme par les corps administratifs de la ville de Meaux; 2<^ sur le procès-verbal de l'assemblée électorale de Seine-et-Marne, également en date du 4 septembre; 3° sur les interrogatoires subis en janvier 1793 par les principaux prévenus de ces assassinats, devant le directeur du jury d'accusation près le tribunal de Meaux ; 4<* sur l'instruction faite en germinal an m, auprès de tous les citoyens qui étaient, en septembre 4792, revêtus de fonctions publiques dans la ville de Meaux.
5. Couplet, dit Beaucourt, était né à Rue, près d'Abbeville; il était
diaîres, par ses motions furibondes, il entretenait la population dans un état de surexcitation continuelle. Grâce à cet énergumène, la terreur était à Tordre du jour dans cette industrieuse cité. Il ne Tallait plus qu*une occasion pour que Ton passât des paroles aux. actes.
Le 3 septembre au matin, arrive un détachement de volontaires parisiens ; ils portaient cette inscription sur leurs chapeaux : a hommes du 10 août. » Aussitôt ils se répandent par la ville et font entendre des menaces de mort contre les aristocrates et les prêtres insermentés.
Les maratistes rémois leur désignent, comme première victime à sacrifier, le directeur de la poste aux lettres, Guérin, accusé d'avoir, d'accord avec un de ses facteurs, le jeune Carton, brûlé des papiers compromettants. Aidés de leurs nouveaux amis, les Parisiens envahissent la prison, en arrachent Guérin et l'immolent sor la place méroc de l'Hôtel de Ville. Ils s'apprêtent à faire subir le même sort à Carton, mais quelques citoyens courageux parviennent à le retirer de leurs mains et à le conduire dans la salle oii siège le conseil général. Les assassins l'y poursuivent. Beaucourt prend la parole, moins pour rappeler l'assistance au respect de la loi que fxwr établir la réalité du délit imputé à Carton. Il déclare « que, des renseignements ayant été recueillis avec le pins grand scrupule, il est impossible de justifier le facteur infidèle. »
vonu s'établir quolquos années auparavant à Reims, pour s'y livrera rinstruction publique. II y avaitépousé une ex-religiouse. Ce misérable disparut après la tourmente révolutionnaire; nous n*avons pusa^wr ce qu il devint.