CI -DEVANT LUXEMBOURG
a Je reconnais que M. Brun m'a remis 1,200 livres pour remettre à celui qui me remettra le testament et autres papiers de M. Chapt de Rastignac, sans que je sois tenu de faire connaître les personnes qui me remettraient lesdits papiers qui peuvent avoir été pillés dans ks journées des 2 et 3 septembre
^•'A'^^^y^- «Mailurd».
« Paris, ce 9 Dovembre 1792, r*' de la République. »
(c Je soussigné, Stanislas-Marie Maillard, atteste que, le 2 septembre, vers le minuit, le sieur Curny est mort des coups que le peuple lui a portés; qu'à cet instant un particulier, apportant sa dépouille, remit un portefeuille de maroquin rouge, contenant en assignats la somme de quatre mille cinq cent soixante-dix livres et une commission pour aller à Soissons, appartenant au sieur Curny. On me remit de même une montre d'or à répétition, où pendait une chaîne en or à grosses mailles, au bout de laquelle étaient deux gros cachets; je ne me rappelle p^s parfaitement s'ils étaient gravés; lesquels effets j'ai remis dans une cassette, entre les mains des citoyens Lenfant et Chaney, du comité de surveillance de la ville.
« Mailurd, l'un des vainqueurs de la Bastille.
« Paris, le 28 juin 1793, l'an ii* de la République française.