DU COMITÉ DE SURVEILLANCE DE LA COMMUNE DE PARIS
( Voir Uvres XI et XII. )
Pour prouver les dilapidations auxquelles les organisateurs des massacres de Septembre se sont livrés, nous n'invoquerons que les pièces ollicielles émanées du conseil général de la commune de Paris. Le témoignage de ce conseil ne saurait être suspect; car aucune autorité n'était mieux à même de connaître et d'apprécier le fond des choses, aucune n'était moins disposée à les exagérer.
Dès le lendemain des massacres, il décline la responsabilité des actes du comité de surveillance, désavoue Panis qui a étrangement abusé de ses pouvoirs*, et demande qu'on lui rende compte de toutes les décisions prises par les autorités qui dépendent de lui.
On lit, en effet, dans le procès-verbal de la séance de la commune de Paris, en date du 5 septembre 1792 :
tt M. Panis, administrateur, membre du comité de surveillance, est invité à se rendre dans le sein du conseil pour donner
1. Le cODseU général de la coounune avait pris, le 30 août, une délibération ainsi conçue ;
« IL Panis présentera demain au conseU une liste des membres qui s'adjoindront à lui pour le comité de police. »
Au lieu de présenter cette liste au conseil général, Panis avait, de sa propre autorité, rendu le fameux arrêté du 2 septembre par lequel fut constitué le comité directeur des niassacres. (Voir p. 215.)
.ilO HISTOIRE DE LA TERREUR.
des renseignements sur les plaintes amères qu*uQ membre da conseil a portées contre lui... Les administrateurs des difTérents départements (municipaux) seront tenus de rendre compte par écrit des décisions qui auront été l'objet de leurs délibérations, et de les soumettre à la sanction du conseil général ou à sa critique, s'il y a lieu. »
Ce double arrêté reste, paraît-il, sans effet. Le 22 septembre, le lendemain même de la réunion de la Convention nationale, la commune prend des mesures plus énergiques.