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\-hB conseil général du Haut-Rhin lança une adresse nsi conçue :
• I^ patrie est dans le plus grand danger; mais Louis XV! est bon et juste, il iccouvrera la confiance publique. Nous maintiendrons la royauté et défendrons l'Assemlil^e nationale et le roi conslilutionnel. L'ennemi est à nos portes. Ayez du calme, du courage. Ralliezvous autour de nous '. »
Le conseil général de l'Indre, dans une adresse en date du 12 août, déclara <i que sa profonde douleur ne lui irinettait pas de sonder les vrais motirs de la loi du I août, mais qu'il regardait comme essentiel d'intiire les districts et les municipalités de l'état actuel I gouvernement et du danger imminent de la chose joblique^. <i L'Assemblée législative comprit qu'il fallait, par des i de vigueur, couper court à ces hésitations avant ■'elles ne se transformassent en protestations éclatantes. Be manda ii sa barre le procureur général du départe-
L4. Ittmitmr, p. 9X1. Nous avons relrouvé une lettre du général ratnbure, qui commandait dans le tIaut-Rhin. Nous la donnons Ji PBn de ce volume; elle Tait connaître quels éliiient leâ véritables Bthnenls de ce département, et, on peut le dire, d'une grande rtie de l'Est. Elle est d'aulanl plus remarquable que celui qui, dans ft moment, se rendait ainsi, auprès du général d'Harambure, l'inlorrtte des VŒUX du déparlement du Haut-Rliin, élail Itewbell qui, n à la Convention un mois plu=L tard, vola la mort du roi, cl, par ce e donné è la République, acquit te droit de faire partie de ta |W> 11 formation du Directoire, où il représenta consl<imment la befl jacobine.
Re^lslrc des délibérations du pouvoir exéculif; séance du llaoût 479S.
ment de la Seine-Inférieure, qui vint s'excuser, et promit, au nom du conseil, une obéissance aveugle aux ordres de la représentation nationale ^.
Elle agit de môme contre le maire de Strasbourg, Dietrich 2. Mais celui-ci, après avoir apaisé les troubles que sa destitution avait suscités, ne crut ps devoir imiter le procureur général de la Seine-Inférieure, et se déroba pendant plusieurs mois aux poursuites de ses ennemis.
L'Assemblée ordonna que le procureur général syndic et le président du directoire de la Moselle fussent amenés à Paris par la gendarmerie, de brigade en brigade; enfin , sur la proposition de Lacroix , elle renvoya devant le tribunal criminel du département le président, le procureur général et le secrétaire du département de la Somme.
Par une coïncidence digne de remarque, plusieurs des principaux chefs de la démagogie dans les départements se trouvaient à Paris, au moment de la révolution du 10 août. Depuis longtemps en lutte avec les autorités constitutionnelles, ils étaient venus se plaindre à l'Assemblée des prétendues persécutions dont ils avaient été victimes. Naturellement ils avaient cherché des protecteurs et des appuis parmi les meneurs du club de la rue Saint-Honoré, et s'étaient fort mêlés aux conciliabules
[jM ^avaient préparé l'insurrection. Parmi eux élaiônt ïft Simond, vicaire de révé(iue constitutionnel