I. Arrêté du Îl août
î. Arrêté du 42 août. Histoire parlementaire de Bûchez et Roux, tome XTII, p. 51.
6 HISTOIRE \)\i LATKMRia'K.
liberté !a division des poiivoiis. l.a commune les usuipe et les concentre tous entre ses mains; elle suspend les autorités aux(juelles elle est hiérarchiquement subordonnée, elle appelle journellement à sa barre les ministres, les magistrats, les administrateurs qui n'oni aucun compte à lui rendre.
En vain lui objecterait-on qu'elle viole le principe de la souveraineté du peuple, élevé par ses amis à la hauteur d'un dogme? Elle affecte de voir le peuple français dans le peuple de Paris, et le ptMiple de Paris dans les (|iielques milliers d'émeutiers (|ui Pont installée à THôtel-de- Ville et qu'elle constMve à ses ordres et à sa solde. Pour(juoi tiendrait-elle coiiiple du vœu (les trente-six. mille autres comnuines de France? N'est-elle pas la commune initiatrice, et, par cela même, n'estelle pas e\clusivement souveraine?
Elle ne regarde plus l'Assemblée nationale (|uecomm(^ une chambre d'enregistrement. Au lieu du fouet de poste de Louis XIV, c'est une picpie à la main (|u'elle vient dicter ses volontés aux représent<u)ts de la nation. Malheureusement elle sera aussi servilement obéie par eux (jue le grand despote le fut par les parlements.
L'abaissement progressif de l'Assemblée législative, sa défaillance et sa retraite continue devant les envahissements ile la démagogie triomphante, tels sont les caractères distinctifs de la période dans laquelle nous allons entrer. Jamais historien n'aura eu à soulever les voiles d'une ép()(|ue aussi tachée de sang et de boue; mais s'il n'est pas de récit plus affligeant à écrire, il n'en est pas de plus utile à méditer. Puissent nos lecteurs, en nous