Cet ordre du jour se trouve au Moniteur, p
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Dillon, qui esta Pont-siir-Sambre, et à Dumouriez, qui commande le camp de MaulJe, pi'ès de Saint-Araand, il prescrit d'imiter sa cooduite. leur eu voie sa lettre à la municipalité de Sedan, l'am'té pris par celle-ci, et enfin leur ordonne de faire renouveler à tous les régiments placés sous leurs ordres le serment de fidélité à la Constitution de 1791, serment qui comprenait nominativement la nation, la loi, le roi.
Au moment même où toutes ces mesures étaient prises, les trois commissaires del' Assemblée législative quittaient Soissons et Belms (dans la nuit du 12 au 13), traversaient Retliel et Mézières, où ils ne s'arrêtaient que quelques instants, et arrivaient aux portes de Sedan (liaotît au matin) . Aussitôt qu'ils s'y présentent, ils sont arrêtéB et conduits dans la salle où le conseil général de la commune siéi^ait en permanence. Ils déclinent leurs noms et qualités, déposent sur le bureau les passe-ports et la rommissîon dont ils sont porteurs. Mais la municipalité, examen fait de ces papiers, " se refuse à reconnaitre les pou%oirs dont veulent se prévaloir les soi-disant commissaiœs, parce qu'au moment où ils leur ont été conférés. l'Assemblée nationale était sous la pression d'une honle factieuse, parce que d'ailleurs le décret qui pronooce la suspension du roi viole de la manière la plus outrante la Constitution , parce que l'Assemblée législative fera sans doute un devoir de révoquer un acte aussi instrueux aussitôt qu'elle ne sera plus sous le glaive des assassins, parce qu'enfin , si les soi-disant commissaires étaient députés ainsi qu'ils se qualifient, ils n'aulienl pas accepté une mission destructive de la Constî-
tution, une mission qui tend à tromper le peuple, à soulever Tarmée et à lui retirer les braves généraux qui la commandent. » Et aussitôt elle arrête « qu'il y a lieu de retenir en otages ces soi-disant commissaires jusqu'à ce qu'il soit notoire que le roi et l'Assemblée nationale sont libres et n'ont plus rien à craindre de leurs oppresseurs*. »
Les trois députés sont conduits aussitôt au château de Sedan et remis à la garde du colonel Sicard, que La Fayette avait chargé de cette mission périlleuse. Puis, la municipalité fait adicher sur tous les murs de la ville une adresse à ses concitoyens, dans laquelle elle les met en garde contre les faux bruits qui pouvaient être semés, et leur rappelle « que l'union parfaite qui règne entre tous les habitants de Sedan, et qui fait leur force, doit encore se resserrer, s'il est possible, dans lesmoments de crise et de calamité où l'on se trouve 2. »
Toutes ces mesures sont expédiées immédiatement aux conseils du district de Sedan et du département des Ardennes, desquels ils reçoivent une pleine et entière approbation.
La première nouvelle de ces événements arrive à Paris, le 17 au matin, de plusieurs côtés à la fois ^. Elle
i. Le Moniteur, p. 980, donne l'arrêté de la commune de Sedan. Nous avons comparé sa version avec le texte original de cet arrêté, il ne présente avec lui que des différences insignifiantes.
2. Le Moniteur^ p. 980 , contient une analyse de cette proclamation. Elle se trouve in exlcmo dans les pièces justiGcatives de ce volume.
3. Une lettre datée de Valenciennes, le 15 août, et signée par les