‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 76 sur 262 · LIVRE X. U · texte numérisé non relu

LIVRE X. U

« Considérant que la très-grande naajorité (}es sections ayant conûrqié les poqvoirs de leurs commissaires, ce serait une lâcheté de leur part d*abandonner le poste QÎf ils ont été placés par 1^ confiance de leurs concitoyens, au moment où les dangers de la patrie sont plus imminents que jamais;

« Considérant enfin combien il est important que le Conseil général de la commune, centre comnii^n de l'administration, ne se trouve pas, par des combinaison^ perfides, privé de ses membres, qui tous op^des missions particulières à reippijr;

« Arrête que les commissaires nommés p^p les différentes sections, à Tépoque du 10 août, ne pourront êtpe destitués, à moins qu'il n'y ait contre eux des preuves d'incivisme ou de négligence, lescpielles seront discutées dans les assemblées générales des sections, et portéjBS jusqu'à l'évidence. »

Le 29, dans la séance du soir, une députation de la lalle au blé confirme ce qu'avait dit le matin Leiièvre, nom de la section des Lombards. Elle dénonce les représentants de la commune « comme ayant usurpé une partie du pouvoir souverain, déclare qu'elle a rappelé ses six. commissaires et demandé le rétablissement des anciens administrateurs^. »

I. Moniteur, p. 1034; Jourtial dos Débats et Décrets, p. 147.

14s HISTOIRK DK LA TERREUR.

I^ lendemain, les plaintes contre les usurpations de la commune continuent d'atHuer. A Fouverture de la séance, un citoyen se plaint d'avoir été maltraité dans une assemblée primaire parce qu'il a exprimé son opinion contre les arrêtés du conseil général*. Cette dénonciation est fort bien accueillie et renvoyée à la commission extraordinaire. Un instant après, le ministre de Tinténeur annonce « que la commission des subsistances, en qui le conseil exécutif a mis toute sa confiance, vient d*ètre cassée par le conseil de la commune, et que toiU se trouve arrêté dans cette partie importante de soa administration. » Il prie r.Vssemblée « de prendre de promptes mesures, car il ne répond plus des subsistances de Paris*. »

«. JoHrnai des Drbais et Décrets^ p. 152-153. n» 337.

t. Le buroau municipal, compose, aux termes de la loi des 21 mait7 juin 1790. s|)ecîale pjur Paris, de 5eize administrateurs, a vuil continue de suL>>ister apK'S le 10 août. Ls délègues de la Commune insurrei^tionneile avaient annoncé à l'Assemblée législative, au moment même où ils lui avaient signifie leur propre intronisation à l'Hôtel de Ville, que, |K)ur ne pas entraver les senices administratirs, ils consentaient âi consener ce bun^au. IV»s seize administrateurs, plusieurs, il est vrai, ny siégeaient plus; Punis et StTjrent étaient trop occupée au comité de sur\eillance. Clavière avait ete nommé minisire tÊÊÉ finances, J.%1. Leroux était caché. Perron arrête: mais d'aulr«s« ijjJP que Le Camus, Bidermann. LesguiUez, Chambon. ^hienot, Leiasâcurv F.iliet. Tboa.as, Jailiier, euitent restes à leurpo>te, quoique ne faisant plus partie^ de la nou\elie oo:umune. Le 25 a«»ùi. les iSS, qui entendaient bien se c\>nstiiuer en représentants detinitirs de la Commune, de pro\is.Mres qu'ils etiiienl, \ouluivnt l'aire cesser cette anomalie et nomuièrent dans .eur sein de nouveaux adaiiiii>tra tours municipaui. Ils eiurvnt, entre autn»>, à la i'.omiiKS^io.i dt»s subsistances : Huguenin, Let^nard Bourùon, Du\al-lK^st«iin, (rs trois Mienibre?» peu l-^ire les plus

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