LIVRE X
cause. Si vous voulez essayer votre pouvoir contre les écrivains patriotes et détourner, en les o^ayant, la vérité qu'ils doivent aM jiipiiDle, et qu'ils IfË^diraot^ vous avez mal choisi U^lbjêt i'die' (iette épreuve. Jef^^bÔMerme-ment résolu à défendre jusqu'à la mort là' J^MttS'fndividuelle et la liberté de la presse que vous attaquez , les droits de l'homme auxquels vous attentez, les droits du peuple que vous usurpez. »
Ghoudieu donne également lecture d'une autre lettœ adressée au président de l'Assemblée nationale, et dans laqudto Girey-Dupré ne craint pas de signaler avec uneliable véhémence u la conduite tyrannique des commissaires provisoires de la commune de Paris, leur avidité à se partager les places et à recueillir les fruits de leur dictature, le système d'avilissement qu'ils osent pratiquer contre le corps législatif. « Il est temps, ajoute-t-il , que l'Assemblée fasse cesser tous ces désordres, qu'elle rende au peuple ses droits, qu'elle maintienne la liberté individuelle et la liberté de la presse contre les entreprises des usurpateurs. Le moment presse. Le corps électoral va s'assembler ^. »
Les deux lettres du rédacteur du Ptffriote sovki couvertes
^.d'applaudissements, sa plainte est raivoyée à la commis-
^^sion extraordinaire pour qu'elle en fasse incessamment le
rapport. Bernard (de Saintes), autre montagnard aussi
peu suspect que Ghoudieu de|||||ptiser avec le parti vaincu,
demande que « les signataire du mandat d'amener dé-
i. Patriote français, n* 4 M 6. Ces doux lettres se trouvent in extenso dans le Moniteur, n" du 4" septembre, p. 4038.
Cerné contre Girey-Dupré soièttt tetnii? de coifiparaltrè' Il la barre dM représentants de la nation jydtir y rèfadre compté dé leût conduite ^. )> La itiotion est dëcréiée sans discusàion.
L'AssdiiSfée essaye de reprendre son dfdrè du jour et de discuter les mesures de salut publié (jti*ëxîgè k marche des ennemis sur Verdun. Tout h coup GensonnS annonce, au nom de la commission extraordinaire, que, sur Tordre du conseil général de la cortirnùne, Thôtel du ministère de la guerre vient d'être iiivesti par deà hommes armés, et que, pendant plus de deux hei%K, leè bureaux de celte administration ont été pHvës d^ioàtè communication avec le dehors et empêchés de ptotirvoîr aux urgentes nécessités du salut public. Pourquoi ce déploiement de forces? pourquoi ce trouble apporté dans un moment aussi critique aux opérations si multiplet dont le ministère de la guerre était chargé? On supposait que Girey-Dupré s'y était réfugié!
Gensonné dépose sur le bureau la lettre mêtae (Jii^ Servan a écrite à la commission extraordinaire, en n^ à jx)nse aux explications qu'elle lui avait fait dèmaiid^' sur un fait aussi étrange^.
4. Journal des Débats ci Décrets, n» 337, p. 460. Le Moniteu^* fidèle à son i^yslèino de parlialilé en faveur de la commune de Pari^^ no menlionne, ni la suite donnée à la plainte de Girey-t)upré, ni %^ motion de Bernard (de Saintes)^4i les applaudissements qui accuei ^^ liront les discours de Choudieaet de Bernard.
2. Nous avons retrouvé la lettre même de Servan, qui n'est qu'an; Ivséo dans le Journal des Débats et Décrets et dans le Moniteur,
c Paris, le 90 août.
cr Rien n'est plus vrai, monsieur, toutes les personnes à Phôtel