‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 95 sur 262 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

lance dans ses prépar^ifs ; ils n'étaient pas, d'ailleurs, complètement achevés*.

Suspendre les élections municipales qui, aux termes du décret, devaient avoir lieu dans les vingt- quatre heures, tel est le mot d'ordre qui semble avoir été donné par les meneurs de la commune dans les journées du 31 août et du l**" septembre. Sous main, leurs afiidés mettent le temps à pro6t; ils exploitent, au milieu des groupes répandus autour du palais de justice et sur la place de l'Hôtel de Ville, l'acquittement de Montmorin*, débitent mille mensonges sur les fabriques de faux assignats qu'ils prétendent être établies dans les prisons, et épouvantent les porteurs de cette nouvelle monnaie en

donner ma démission. On me menace de me pendre, je n*ose sortir de chez moi ; si TÂssemblée n'a la bonté de venir à mon secours et de me mettre sous sa protection aujourd'hui, peut-être demain il ne sera plus temps. J'ai fait part de ma triste situation à M. le maire, je n'en ai pas eu de réponse.

« D*après ce fidèle exposé, dont je ne suis pas la seule victime, je \ou5 prie, M. le président, d'engager l'Assemblée à faire exécuter la loi contre le sieur Momoro et tout autre calomniateur, sans quoi vous prévoyez que vos pénibles travaux deviendraient inutiles et la France déserte, puisque l'honneur, la réputation et la vie du plus honethome dépendrait du premier individu inconsidéré ou mal intentionné.

€ J'ai rhonneur, etc.

« Signé : Bonnaud, ex-commandant et électeur, rue de Montreuil, faubourg Saint-Antoine.

« Ce l"* Mptembre, an i de l'égalité. »

• 4 . « Les conjurés n'étaient pas tout à fait prêts, » dit Louvet dans sa philippiqoe contre Robespierre (séance de la convention^ 29 octobre 4792, Moniteur, n» 303).

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