‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 119 sur 237 · LIVRE Vil · texte numérisé non relu

LIVRE Vil

cïers de garde sont venus me dire que j'élais consigné, que je ne sortirais pas. Je suis donc dans l'impossibilité de vous joindre et je m'en rapporte à votre zèle et a votre civisme pour dire à l'Assemblée nationale ce que l'intérêt de la chose publique exige.

« Le maire de Paris,

« Pétion. »

Au département, il envoie la lettre suivante :

« Le 10 août 1702.

» Je ne sais plus, messieurs, où nous en sommes ; depuis trois heures tout a changé de face. La commission centrale des quarante-huit sections s'est emparée de tous les pouvoirs communaux, donne tous les ordres, a mis la force publique sous sa dépendance. J'allais me rendre à l'Assemblée nationale pour lui rendre compte des faits, jîour l'engager à prendre, dans sa sagesse, tous les moyens, toutes les mesures que l'intérêt public exige, lorsqu'une force majeure m'a consigné chez moi en me déclarant que je n'.en sortirais pas.

« Faites en grâce ce. que vous croirez sage et utile dans cette circonstance.

« Le maire de Paris, .

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