‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. deuxièmeChapitre 55 sur 237 · Mémoires de fiarbaroitx, p · texte numérisé non relu

Mémoires de fiarbaroitx, p

2. Journal du club des Amis de la Constitution, séance du 29 juillet.

nient par les gardes nationaux du faubourg Saint- Antoine.

Non loin du cabaret dans lequel les Marseillais entrèrent aux Champs-Elysées vers quatre heures et demie, des grenadiers du bataillon des Filles -Saint- Thomas achevaient un repas de corps chez le traiteur Dubertier 1 . Ces grenadiers étaient particulièrement détestés des éraeutiers, parce qu'ils s'étaient, en plus d'une circonstance, montrés les zélés défenseurs de l'ordre et de la Constitution. Au moment de leur sortie du restaurant, les gardes nationaux sont donc entourés par la foule qui venait d'accompagner les Marseillais et stationnait dans les environs; on leur lance des injures, puis de la boue, puis des pierres. Voulant éviter une lutte inégale, la plupart se retirent par petits groupes; cependant quelques-uns semblent vouloir résister à lant de violences. Aussitôt un rappel de tambour se lait entendre, les agents de provocation crient : ii A nous les Marseillais! » Ceux-ci sortent de leur cabaret par les portes, par les fenêtres et, sabre au poing, se ruent sur les grenadiers qu'ils dispersent et poursuivent dans toutes les directions. Un jeune agent de change, nommé Duhamel, essaye de se dégager en dirigeant contre les assaillants un pistolet, qui ne part pas. Cette démonstration porte à son comble la rage des Marseillais, ils se jettent sur lui; le malheureux

Page 1