‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 119 sur 308 · LIVRE XLV · texte numérisé non relu

LIVRE XLV

ville de Lyon 1. Pour se procurer les soldats qui leur manquaient, ils ne trouvèrent pas d'autre moyen que de demander à Kellermann un détachement de quelques, milliers d'hommes. C'était dégarnir la frontière d'Italie en face de l'ennemi, et le général exigea, pour dégager sa responsabilité, un décret formel de la Convention *. À ce noyau de troupes régulières, Dubois-Crancé et Gauthier ajoutèrent, suivant l'usage révolutionnaire, un contingent de 9 à 10,000 hommes de réquisition, cohue de pillards, sans ombre de discipline et bonne tout au plus à former des lignes d'investissement. Le siège, en réalité, s'ouvrit avec douze bataillons de 400 hommes dont la majorité n'avait pas vu le feu, cinq escadrons de cavalerie, une centaine de canonniers et douze bouches à feu approvisionnées pour 2,000 coups à peine 3.

Avec d'aussi faibles ressources, il était impossible de combiner un véritable plan d'attaque. On pouvait seulement tenter un coup de force ou préparer une surprise, et, en cas d'échec, il fallait se résigner à attendre des. renforts et à convertir le siège en blocus, sauf à bombarder la ville comme argument suprême. Surtout il était urgent de barrer la route à l'armée sarde, si elle tentait un mouvement pour secourir les assiégés. Cette dernière considération détermina Kellermann, qui avait suivi le détachement de ses troupes, et lui fit préférer comme point d'attaque le plateau de. Montessuy aux hauteurs de Fourvières.

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