‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 129 sur 308 · LIVRE XL Y · texte numérisé non relu

LIVRE XL Y

Ils n'en ont jamais pris la route. Soyez tranquilles, rassurez la Convention; ses principes sont les nôtres, sa' rigueur est dans nos âmes1. »

Ils avaient en effet pris toutes les mesures que les passions révolutionnaires et les circonstances pouvaient exiger. Lyon avait été mis en état de siège, ses habitants étaient désarmés, la municipalité déchue au 29 mai venait d'être rétablie, et le club central des jacobins avait repris ses réunions. Quant aux coupables, une commission militaire, instituée pour juger les rebelles pris les armes à la main, deux commissions de justice populaire, chargées de statuer révolutiounaïremeut, l'une à Lyon, la seconde à Feurs, sur le sort des autres criminels politiques, indiquaient assez haut, qu'au dedans comme au dehors, les vengeances des montagnards se trouvaient assurées. Une seule chose avait échappé aux représentants; ils n'avaient pas songé a détruire Lyon. Mais, comme ils l'écrivirent au Comilé de salut public, la lecture du décret du 15 octobre les pénétra d'admiration.

Pour exécuter les ordres delà Convention, il fallait de l'argent et des bras. Les représentants frappèrent une contribution de six millions sur les riches, et chargèrent la municipalité de requérir, jusque dans les départements voisins, les ouvriers nécessaires.' On vit alors revenir les pâtres de la Lozère et de l'Auvergne, armés cette fois de pioches au lieu de piques, mais toujours avec leurs sacs \

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