LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC ET LES GÉNÉRAUX
Au moment ou les proscriptions de la majorité montagnarde allaient soulever dans les départements un vaste mouvement de résistance, les progrès de la coalition étrangère devenaient plus menaçants; le péril s'aggravait de toutes parts sur les frontières, dans le Nord comme aux Pyrénées, aux Alpes comme sur le Rhin.
Nous savons déjà qu'à Jà mort de Dampierre1 le Comité de salut public avait appelé Custine au commandement de l'armée du Nord. Quand il arriva des bords du Rhin, le camp de Famars venait d'être levé et les troupes républicaines s'étaient retirées à Bouchain, laissant Valenciennes et Condé complètement investis. 11 était impossible de tenter un effort sérieux, pour dégager ces deux villes, avec des soldats découragés et mal armés. Custine, d'ailleurs, n'en eut pas le temps,