‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 133 sur 308 · Tome VI, page · texte numérisé non relu

Tome VI, page

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ayant dù se rendreà Paris, au commencement de juillet, afin d*y répondre de sa conduite. Vaincue par la famine, la place de Condé succomba la première et ouvrit ses portes au prince de Cobourg, le 12 juillet. Le 28, Valenciennes capitule à son tour. Là, du moins, la résistance était glorieuse. Soixante-dix jours de blocus et quarante-trois jours de bombardement n'avaient pu abattre le courage de ses défenseurs; la garnison était réduite de moitié, quand elle mit bas les armes, sur la prière des habitants, au moment où deux larges brèches, pratiquées dans les remparts de la ville, rendaient une plus longue résistance impossible.

Dans ce temps de défiance aveugle, tout général vaincu était nécessairement suspect et Ferrand, qui commandait la citadelle de Valenciennes, fut enfermé à l'Abbaye. Il n'en sortit qy.'au bout de treize jours et obtint, à grand'peine, la faveur de demeurer en état d'arrestation à son domicile, sous la garde de deux gendarmes. Ce qui motiva cet adoucissement fut moins la valeur de sa conduite, que la recommandation du représentant Cochon, qui rappela fort à propos que son intervention l'avait empêché d'être arrêté, par Dumouriez, avec les autres commissaires de la Convention1.

Après la prise de Condé et de Valenciennes, la position du camp de Bouchain n'était plus tenable. Pour échapper à un échec certain, le général Kiltnaine, qui remplaçait provisoirement Custine, se replia derrière la

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