‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 137 sur 308 · LIVRE XLVI. 2ao · texte numérisé non relu

LIVRE XLVI. 2ao

l'ennemi sous le poids du nombre. Mais il fallait compter avec l'opinion publique, prompte à s'alarmer dès qu'elle croyait voir un point sans défense. Jourdan avait cependant conservé un noyau de troupes assez, considérable et il put aborder le champ de bataille avec des forces supérieures. Parti de Guise le 12, il rencontra le 15 octobre les Autrichiens, commandés par Clerfayt, à la hauteur de Waltignies. Ce village était la clé de la position ennemie. Pris et repris plusieurs fois pendant les quarantehuit heures que dura le combat, il ne resta définitivement aux mains des Français que dans la soirée du 16. En présence de cet échec, le prince de Cobourg repassa la Sambre et la frontière se trouva dégagée, en même temps que Maubeuge.

Les lauriers de Waltignies devaient, comme ceux d'Hondschoote, être souillés du sang d'une innocente victime. La garnison de Maubeuge, dans la crainted'être prise entre deux feux, n'avait pas tenté de diversion

le Ça ira; comme la plupart de ses pareils, il s'honorait en même temps de faire le métier de délateur.

a Citoyens mes collègues, trois divisions de notre armée sont arrivées ici; la quatrième et dernière arrivera demaÏD. Nous espérons, sous peu de jours, danser la Carmagnole et le Ça ira. Je ne sais si l'ennemi a connaissance de la marche de notre armée et s'il se prépare à lever le siège de Maubeuge; mais, ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il a diminué considérablement, depuisavant-hier, son feu sur cette place.

« Je viens d'apprendre que le maire de Gaverelle est un ci-devant et un aristocrate, Il se nomme de Bailleul. Je crois que vous ferez fort bien de le destituer et de le faire meure en état d'arrestation, a Salut et fraternité.

s Dl/ÛUESNOÏ. »

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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pendant la bataille. La responsabilité de cette faute, si c'en était une, incombait au commandant de la place. Le Comité de salut public la fit retomber sur le général qui occupait la ville avant le commencement du blocus. Ni ses services anciens, ni son énergie persistante durant le siège, ni son attachement éprouvé aux doctrines républicaines ne purent sauver Chancel l. Déféré au Tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort le 6 mars 1796, pavant ainsi de sa tête une inaction dont il n'était point coupable*. On comprend qu'avec un pareil système, Kléber, Macdonald, Desaix, Jourdan et tant d'autres aient essayé de refuser les commandements qui leur étaient offerts, ou n'aient accepté que contraints par la menace d'une arrestation immédiate et d'un jugement sommaire.

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