‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 158 sur 308 · LIVRE XLVI · texte numérisé non relu

LIVRE XLVI

tification et quitta Niort sans inquiétude. Mais, en arrivant à Paris, il retrouva Custioe, et le vent de persécution qui soufflait sur les généraux les emporta tous les deux.1. Biron, toutefois, attendit longtemps son jugement, Pendantcinq mois, le Comité de salutpublic resta sourd à -ses demandes d'explication, et ne consentit à l'entendre que le jour où les arrêts d'accusation étaient devenus des arrêts de mort. Cette longue détention n'avait rien révélé et, devant le Tribunal révolutionnaire, Choudieiiet son collègue Richard, de la commission de Tours, renouvelèrent leurs éternels reproches d'inertie dans la conduite des opérations, de résistance à l'autorité des délégués de la Convention et de persécution des patriotes. La décision ne pouvait être douteuse, et Biron entendit, avec la fermeté d'un homme habitué à exposer sa vie et l'insouciance du plus brillant courtisan de l'ancienne cour, le

i. On lui accorda d'abord un répit, ainsi que le constate la délibération suivante :

Page 1