CONSEIL EXÉCUTIF PROVISOIRE
« Séance du 20 juillet 1793.
» Le général Biron s'est présenté au Conseil, pour rendre compte de sa conduite, eta demandé un délai de quelques jours, pour se préparer. Le Conseil le lui a accordé.
a De fougues, Destournelles, J. Bouchotte, Dalbarade. »
Mais Biron fut arrêté quelques jours plus tard, en vertu d'un arrêté pris le 28 juillet 4793 par le Comité de salut public, qui chargeait le ministre de la guerre et le maire de Paris de se concerter, pour mettre sur-le-champ en état d'arrestation dans une maison de sûreté les généraux destitués et suspendus, soit par décret, soit par arrêté des représentants du peuple près des armées, soit par arrêté du conseil provisoire ou parle ministre de la guerre.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
jugement qui le condamnait à mort. Le lendemain, dernier jour de l'année 1793, sa têle tombait sur la place Louis XV. Il n'avait que quarante-six ans.
Biron avait cherché, comme Custine, à régler le mouvement révolutîonaire et échoua, comme lui, dans ses efforts pour, conserver l'indépendance nécessaire à un commandant d'armée. Tous les deux tombèrent victimes de leur amour pour la discipline, et leur condamnation est également inique. Celle de Biron offre cependant un sujet de méditation de plus. En se ralliant à la République, Custine s'était abrité sous les plis du -drapeau national pour combatire l'ennemi du dehors et défendre le sol sacré de la patrie. Biron avait fait en avant un pas plus décisif et accepté, à l'intérieur, un rôle incompatible avec l'illustration de son origine et les passions de la démagogie. Quand il reconnut sa faute, il ne lui restait plus qu'à tourner la difficulté en grand seigneur, en offrant sa vie pour empêcher l'extermination de la Vendée. Mais il était trop tard, et sa résistance ne fit que précipiter sa chute. Dans tous.les temps, la révolution, comme Saturne, a dévoré ses adeptes et sacrifié, le lendemain de la victoire, ceux dont la complicité avait assuré son triomphe, mais dont la conscience désapprouvait ses excès'.
i. Nous avons retrouvé un grand nombre de lettres et de documents relatifs à l'armée de la Vendée. Nous les donnons aux pièces justificatives.