‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 165 sur 308 · LIVRE XLVI · texte numérisé non relu

LIVRE XLVI

La députatkm de Nantes se présenta, le 2 août, ayant à sa tête Baco, maire de la ville. Ce dernier annonce que la constitution montagnarde a rencontré ['adhésion unanime du peuple nantais. C'était un désaveu implicite de la délibération incriminée; mais Baco ajoule qu'il est nécessaire de renfermer dans des limites plus étroites l'autorité des comités et des commissaires, et qu'il est à désirer que l'Assemblée, ayant terminé sa tâche, remette les rênes du gouvernement dans des mains plus heureuses. a

La Montagne s'indigne de ce fier langage., Thuriot et Chabot s'écrient qu'il faut chasser les pétitionnaires de la barre : Dartigoyte ajoute qu'il faut mettre le maire en arrestation.

Baco demande à se défendre.

— « Il est douloureux, dit-il, quand on peut montrer les cicatrices des blessures reçues en combattant les insurgés de la Vendée, d'avoir à se justifier du crime de rébellion. Pourquoi parle-t-on de m'emprisonner, moi qui ai refusé de signer l'arrêté du 5 juillet ; moi qui ai blâmé Beysser de l'avoir fait; moi qui viens vous offrir le baiser fraternel? »

— « Un baiser fraternel ne se donne pas en injuriant », réplique Collot d'Herboïs.

— « Baco,, répond Fayau, est le chef des contre-ré-

adminislrateurs du département de la Loire-Inférieure qui ont signé l'arrêté dénoncé par les représentants du peuple Cavaignac, Merlin et Gillet, en date du 4 de ce mois; et Coustard, député, qui a rerusé de se rendre à la Convention sont rais hors la loi, et qu'il est enjoint à tous généraux, officiers et soldats de la République et à tous les bons citoyens de leur courir sus. a

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