LIVRE XL VII
cette marchandise au-dessous du cours fixé. La Commune s'émut de ces désordres, qui compromettaient les approvisionnements de la capitale, et lança un arrêté énergique pour en prévenir le retour. Malgré tout, les troubles continuèrent et quinze femmes furent emprisonnées à la Force. Déjà, au mois de février précédent, Jacques Roux avait été convaincu d'avoir fomenté l'émeute contre les épiciers1. Celte coïncidence d'un nouveau pillage avec le discours dans lequel il venait de dénoncer les accapareurs à la Convention, était au moins étrange; elle offrait un moyen de ruiner t'influence désastreuse des Enragés et de les convaincre d'anarchie; les Jacobins saisirent avec empressement cette occasion de les frapper.
Jacques Roux, essaya de payer d'audace; il se présenta à la Commune, avec la pétition de la section des Gravilliers et la ratification du club des Cordeliers. Mais les circonstances étaient changées et de violents murmures éclatent à sa vue. Chaumelle l'accuse d'avoir, par sa pétition, « sonné le tocsin du pillage el de la violation des propriétés »; Guyot ajoute « que les choses les plus dangereuses et les plus inciviques interpolaient cette dénoncialion » ; d'autres membres le signalent comme l'auteur des troubles et demandent son exclusion du Conseil. On lui accorda vingt-quatre heures pour se défendre, et Jacques Roux n'ayant pas reparu, le Conseil lui relira la rédaction des affiches de la Commune.
Ainsi abandonné de tous et signalé aux colères de