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la populace, il cessait d'être dangereux. Mais les Montagnards tenaient a étouffer dans leur germe ces tentatives de résistance, et Robespierre, accompagné de plusieurs de ses -amis, se rendit, le 30 juin, aux Cordeliers. Il avait commencé par écraser Jaeques Roux aux Jacobins, en l'accusant de dénoncer les patriotes de concert avec les Autrichiens. Aux Cordeliers, il déclara qu'il venait éclairer le club « sur les manœuvres que quelques individus avaient mises en usage pour l'égarer ».

Malgré leurs tendances différentes, les deux sociétés conservaient une certaine affinité, en raison de l'affiliation commune d'une grande partie de leurs membres. Il eût été dangereux d'ailleurs de se séparer, sur une pareille question, d'alliés aussi redoutables, et les Cordeliers s'empressèrent d'imiter l'exemple des Jacobins. Accusé par Hébert, Collot d'Herbois et Legendre descélératesse, de fanatisme et de perfidie, Jacques Roux fut accablé de moqueries et chassé du club. Leclerc eut le même sort et fut également honteusement expulsé « comme un échappé de Coblentz, un stipendié de Pilt et des intrigants de Paris ». Quant à Varlet, on déclara qu'après avoir subi un temps d'épreuve, il serait soumis à un scrutin épuratoire, et qu'en attendant, il ne pourrait pas assister aux séances. La société décida en outre qu'elle irait à la Convention désavouer la pétition des Enragés et reconnaître solennellement que la Montagne n'avait pas cessé de bien mériter de la patrie.

Jacques Roux n'était pas au bout de ses épreuves. Le 1er juillet, le Conseil général delà Commune « considérant qu'il avait insulté fa Convention dans l'adresse perfide

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