‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 192 sur 308 · LIVRE XLVII · texte numérisé non relu

LIVRE XLVII

dises d'une consommation commune, « afin que cette vue leur donne quelque idée des avantages de l'industrie humaine. »

Dans" chaque école, les élèves des différentes sections forment des sociétés séparées, modelées à peu près sur le plan de la grande société politique et républicaine.

Enfin l'instituteur devait, aux termes de l'article 16, porter dans l'exercice de ses fonctions et aux fêtes nationales une médaille, avec cette inscription : Celui qui instruit est un second père.

Le projet de Lakanal est bien l'image de l'emphase puérile etde la sensibilité niaise de l'époque; c'estl' œuvre d'un idéologue qui se croit révolutionnaire, et qui n'est que ridicule. Les rares mesures pratiques édictées par le décret sont noyées dans la phraséologie d'une idylle.

C'est dans la même note, bucolique et tendre, que Lepelletier Saint-Fargeau avait conçu son plan d'éducation, et s'il l'agrémente de tableaux champêtres, de descriptions imagées, il ne le fait que par une concession aux goûts du temps. En revanche, l'idée révolutionnaire le guide et le domine. Ce qui le prouve, c'est que Robespierre lui-même vient lire à la Convention le ■manuscrit posthume de Lepelletier, dans cette séance du 13 juillet où l'on annonce la mort de Marat, et qu'il se fait le champion de ce projet, alors qu'il avait dédaigné celui de Lakanal.

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