‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 193 sur 308 · Moniteur du 17 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur du 17 juillet

Lepelletier demandait, en effet, la gratuité de l'instruction pour tous les enfants ; de cinq ans jusqu'à douze ans, pour les garçons ; jusqu'à onze ans, pour les filles. Tous devaient être logés, élevés, nourris et vêtus de la même façon, comme dans un immense phalanstère, afin d'échapper à l'influence de la famille, et de ne subir que celle de maîtres patriotes.

Lepelletier voulait encore « l'instruction obligatoire », sous peine de privation de§ droits civiques et d'une amende équivalente au total des contributions payées par le délinquant, avec cette restriction toutefois que l'obligation ne serait imposée qu'au bout de quelques années, quand la nation aurait acquis « la force et la maturité républicaines » ; mais, ce dont il ne voulait pas, c'était de l'enseignement religieux, quelle que fût sa forme, les principes de la morale universelle suffisant à l'enfant, pendant le cours de son éducation.

« — Jepropose,ajoutaitIe rapportde Lepelletier, que, dans chaque canton, la dépense de la maison d'instruction publique, nourriture, habillement, entretien des enfants, soit payée par chaque citoyen du canton, au prorata de sa contribution directe. J'évalue., par aperçu et au plus," la taxe pour l'éducation des enfants, à une moitié en sus de la contribution directe. L'homme aux trois journées de travail paiera, pour la taxe des enfants, 1 livre 10 sous; le citoyen qui a 1,000 livres de revenu contribuera pour 100 livres, et celui qui est riche à 50,000 livres de rente mettra, pour sa part dans la taxe, 5,000 livres. J'ose le demander, où sera maintenant l'indigence? Une seule

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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