‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 195 sur 308 · Moniteur du M août · texte numérisé non relu

Moniteur du M août

établissement. Il rappelle que les enfants sont UDe richesse pour le manouvrier, le laboureur, le vigneron, auxquels ils rendent une foule de services qu'on payerait trop cher à des servi Leurs adultes. Jl s'élève avec force contre la désorganisation de la famille que produirait l'adoption du projet. « En rompant le contrat habituel des individus de la même famille, s'écrie-t-il, vous flétrissez ce qu'il y a de plus beau dans la nature; en atténuant les affections sociales, vous décomposez la société. " Il termine en disant : « Faites, si vous le voulez, des maisons d'orphelins, mais laissez aux parents la faculté de nourrir et de recevoir leurs enfants. »

La Convention, fidèle à son habitude de scinder les débats, ne reprit la discussion que le 13 août1. Malgré les excitations du moment, les sentiments de la majorité n'avaient pas changé et, eu raison de son intérêt, nous allons essayer d'esquisser la physionomie de cette importante séance.

C'est Lacroix qui, le premier, prend la parole : « L'éducation peut être commune, dit-il, c'est même une dette nationale; mais je ne crois pas qu'elle doive être forcée. »

« — On n'agite que des questionsaccessoires, répond Robespierre. Le plan de Lepelletier a réuni tous les suffrages. Je demande pour lui la priorité. »

Rafiron, Jay Sainte-Foy, Gaston, Léonard Bourdon et Romme'se succèdent à la tribune, et tous, formellement ou implicitement, se prononcent en faveur de

i . Moniteur du 45 août 1793.

Page 1