‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 205 sur 308 · Moniteur du 19 septembre · texte numérisé non relu

Moniteur du 19 septembre

par l'abus de sa domination, elle le fit lomberdans les bas-fonds de la médiocrité.

■ La fête nationale consacrée à l'inauguration de la Constitution eut lien le 10 août. Toutes les assemblées primaires de la France avaient envoyé à Paris des délégués, chargés de transformer sur l'autel de la patrie, dit le procès-verbal de la cérémonie, les acceptations particulières en une grande acceptation générale1. Les vainqueurs du 2 juin avaient pris d'avance leurs mesures, pour qu'aucune note discordante ne troublât le concert dé fa journée. Le Comité de salut public avait rendu, le 7 août, l'arrêté suivant :

« Considérant que, dans ce moment, où les ennemis de la liberté et de l'égalité osent tout tenter pour empêcher la proclamation de l'acceptation de la Constitution populaire décrétée par la Convention nationale et soumise à l'acceptation du peuple, il importe de fournir au commandant de la force armée de Paris de grands moyens, afin de déjouer les manœuvres liberticides qu'on emploie dans le but de rétablir la tyrannie sur les ruines de la République,

« Arrête que le ministre de l'intérieur remettra au

4 . Ce procès-verbal officiel se trouve dans V Histoire parlementaire> tome XXV111, page 436 et suivantes ; il porte les signatures de Héraut t-Séchel les, président, Amar, Léonard Bourdon, Payan, Audouin, Thirion et Dartigoyle, secrétaire?.

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