‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 247 sur 308 · Moniteur du 20 octobre · texte numérisé non relu

Moniteur du 20 octobre

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

m. HISTOIRE DE LA TERREUR.

gnée de Lecointre, et proposer de rapporter les dispositions prescrivant aux Comités révolutionnaires de donner les motifs écrits des arrestations opérées par leurs ordres. De leur côté, Lecointre et Phélippeaux réclament énergiquement le maintien des mesures de précaution votées quelques jours auparavant.

La Convention semblait disposée à leur donner raison, quand Robespierre demande la paroleàson tour, et fait observer qu'il faut sans doute respecter la liberté individuelle; « mais, ajoute l'hypocrite orateur, s'ensuit-il qu'il faille, par des formes subtiles, laisser périr la liberté publique? Le décret qu'on vous a fait rendre a porté le découragement chez tous les citoyens généreux, qui avaient le courage de s'exposer à toutes les fureurs de l'aristocratie. Ces hommes simples et vertueux, qui ne connaissent pas les subtilités de la chicane, voyant opposer à leurs travaux cette astuce contre-révolutionnaire, ont laissé ralentir leur zèle... Lorsque la notoriété publique accuse un citoyen de crimes dont il n'existe point de preuves écrites, mais dont la preuve est dans le cœur de tous les citoyens indignés, ne va-t-on pas rentrer dans l'ordre judiciaire avec le premier décret? N'anéanlit-on pas totalement la sagesse des mesures révolutionnaires?... L'humanité veut encore que les patriotes opprimés par l'erreur des mesures révolutionnaires soient secourus et délivrés. Mais n'allez pas réduire au découragement les amis de la patrie... »

Puis, cachant la rigueur du fond sous la sensibilité de la forme, Robespierre soutient le projet de sup-

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