Comment vous nommez-vous
fi. « Jacques Roux.
D- « Où demeurez-vous?
fi. « A Saint-Nicolas des Champs, Section des Gravilliers.
D. « Quelle est votre profession?
fi. « Je suis prêtre et officier municipal de Paris.
D, « Connaissez-vous Marat?
fi. « Oui, je l'ai connu et îl a trouvé" asile chez moi, lorsqu'il était persécuté par Lafayette.
D. « Y avait-il longtemps que vous l'aviez vu lorsqu'il a été assassiné?
R, « Il y a cinq ou six jours que je fus chez lui, pour lui
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
porter mon extrait baptistaire et une lettre que je lui écrivais, pour lui demander rétractation d'un de ses numéros.
D. « Quand vous êtes entré chez lui, y avait-il quelqu'un ?
R. « 1) y avait six personnes, plus ou moins, autant que je puis me le rappeler.
D. « N'eûtes-vous point dispute avec Marat?
R, « Aucune.
D, « Quel était le motif de votre visite chez lui?
R. « C'était de lui remettre une lettre, parce que je ne comptais pas le trouver.
D. « Vous avez eu des démêlés avec Marat ce jour?
B. « Non, aucun. Il me dit que j'étais un hypocrite, autant que je puis me le rappeler,
D. « Quand vous êtes sorti du domicile de Marat, ne lui avez-vous rien dit de fâcheux?
R. « Non.
D. « N'avez-vous jamais écrit pour ou contre la Révolution?
R. « le n'ai jamais écrit que pour la défendre et la soutenir.
Z>. « Marat vous dit-il quelque chose de fâcheux?
R. « Oui, il me conseilla d'aller végéter dans mon état.
D. « Quand vous êtes sorti de chez Marat, n'avez-vous montré, dans votre maintien et votre physionomie, rien qui ait pu déceler que vous aviez de l'humeur contre lui?
R. « Non.
D. « Vous rappelez-vous des noms des citoyens qui étaient chez Marat?
R . « Non. '
D. « Quel ouvrage vous proposiez-vous' de faire contre Marat?
R. « Une réponse à un de ses numéros. D. d Ne connaissiez-vous point de plan d'assassinat dirigé contre Marat?
fi. « Non.
« Fait et clos au Comité de Sûreté générale. « Le citoyen Jacques Roux, avant de signer,, a dit que Marat lui avait reproché, dans la conversa tion'qu'il a eue avec lui,
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d'avoir porté un coup mortel à la République dans l'adresse qu'il avait présentée à la barre de la Convention, au nom de la Section des Gravilliers, vers la fin du mois de juin dernier. A quoi il avait répondu que telle n'aviiitpas été son intention \ que la Constitution étant acceptée, il s'y conformerait et emploierait tous ses moyens à la défendre et à la soutenir.
« Jacques Roux. »