Séance du M mai
vin AVERTISSEMENT.
heurter à des faits trop publics pour amener des révélations nouvelles.
La modestie de M. Mortimer Ternaux le trompait certaine ment. Rien de ce qu'il a raconté n'était caché, mais bien peu avant lut avaient consenti à remonter sérieusement aux sources et, faute de recherches suffisantes, le véritable caractère d'événements importants avait échappé à ses devanciers. Dans cette mine inépuisable de la Révolution il y a, quelle que soit l'époque, bien des découvertes encore à faire, et nous ne doutons pas, qu'avec sa sagacité et sa persévérance exceptionnelles, l'historien de la Terreur n'eût produit une seconde partie digne de la première.
Au point où M. Mortimer Ternaux avait conduit son ouvrage il ne restait plus qu'à tirer les conséquences d'actes révolutionnaires acceptés comme tels par tous, et à faire pressentir les sanglantes horreurs qui devaient en découler. C'est ce que nous avons essayé de faire. Des huit chapitres contenus dans le volume que nous publionsj les quatre premiers avaient été laissés par M. Mortimer Ternaux dans un état d'achèvement presque complet. Le lecteur jugera si, en acceptant sa succession et en mettant en œuvre les matériaux, rassemblés pour les quatre derniers, nous avons fidèlement rempli notre rôle de légataire.
Baaon de Layre.
Ce 15 décembre 1880.
DE