‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. huitièmeChapitre 45 sur 308 · U H1ST01KE DE LA ÏEHHEDH · texte numérisé non relu

U H1ST01KE DE LA ÏEHHEDH

qui, ayant avancé dans l'Assemblée, par écrit ou autrement, des sentiments anti-civiques, ne les rétracteraient pas et au contraire les soutiendraient, soient dénoncés par l'Assemblée nationale elle-même au jury national, qui déclarera qu'ils ont perdu la confiance publique. »

Basire parla dans le même sens. « N'est-il pas possible, dit-il, qu'un représentant du peuple propose d'anéantir la République, et que la majorité corrompue d'une assemblée se nomme un tyran?

— Le peuple est là! lui crièrent plusieurs voix.,

— Je le sais-, mais doit-on le mettre en insurrection sans nécessité? Vous n'avez de refuge que l'établissement du grand jury national qui vous a élé proposé. »

Robespierre prit à son tour la parole. Son discours, plein d'ambages et de restrictions, révèle un esprit tiraillé en sens contraire; il y a évidemment lutte entre son fonds habituel de haine et de déûance et le sentiment des principes qu'il a si longtemps professés en faveur des immunités de la tribune.

« 11 est, dit-il, impossible de ne pas rendre hommage aux motifs qui ont inspiré le vénérable vieillard qui m'a précédé à cette tribune. Il n'est sans doute aucun citoyen qui ne soit douloureusement affecté en pensant qu'une partie des représentants du peuple pourrait violer impunément ses droits et conspirer à la tribune par une éloquence insidieuse sans être frappé par aucune peine.

« Il serait à désirer qu'un pareil crime fùt'puni et ne trouvât pas un brevet d'impunité dans le caractère de représentant dont il se serait rendu indigne, dans la

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