‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 135 sur 191 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

putation de quarante ou soixante membres. « Non, dit Cambon , l'Assemblée nationale doit rester à son poste. Si le chef du pouvoir exécutif est attaqué dans son domicile, qu'il vienne parmi les représentants du peuple, il sera reçu dans le sanctuaire des lois... Nous le garderons 1 . »

L'on verra bientôt comment les représentants du peuple savaient garder le chef du pouvoir exécutif au moment du péril — en l'envoyant de la loge du Logographe dans la tour du Temple! — Ce fut peut-être cette parole de Cambon qui donna, six semaines après, à Rcederer l'idée malheureuse qu'il fit accepter à Louis XVI, et qui devait si mal réussir à cet infortuné monarque.

On continuait à discuter sur la nouvelle annoncée par Rœderer, quand des cris d'enthousiasme, poussés par les tribunes, annoncent l'apparition du maire de Paris.

a L'ordre règne partout, dit-il; les magistrats ont pris toutes les précautions. Ils ont fait leur devoir ; ils l'ont fait toujours, et l'heure viendra qu'il leur sera rendu quelque justice. »

Cela dit, le maire quitte l'Assemblée au milieu des applaudissements, et se rend au Château.

Le malin, Pétion et ses amis avaient reçu dans la couv des Tuileries un accueil plus, que brutal ; mais grâce au

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