‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 136 sur 191 · Journal des Débats et Décrets, 11 e \ 60, p · texte numérisé non relu

Journal des Débats et Décrets, 11 e \ 60, p

bruit qu'avait fait leur malheur au dedans et au dehors de l'Assemblée, il n'était pas à présumer qu'ils y pussent courir encore quelque péril. En effets le département, auquel seul on avait confiance autour du roi, et qui seul en ce moment gardait quelque autorité sur les défenseurs de la Constitution, s'était montré très-indigné des voies de fait subies par un officier municipal dans l'exercice de ses fonctions ; ordre avait été donné par lui de rechercher et de poursuivre judiciairement le coupable 1 .

Le maire était accompagné de Panîs et de Sergent. Admis dans la salle du conseil, quoiqu'il ne retrouvât pas lu. ses tribunes ordinaires pour le soutenir, il voulut payer d'audace et maintenir, vis-à-vis du monarque outragé, la parfaite constïtuiionualité des événements de la veille. Ce fut Louis XVI qui commença brusquement l'entretien.

« Le ftoi..Eh bien 1 monsieur le Maire, le calme est-il rétabli dans Paris?

« Le maire. Sire, le peuple- vous a fait des représentations. Il est tranquille et satisfait.

« Lu roi. Avouez, monsieur, que la journée d'hier a été d'un bien grand scandale et que la municipalité

1. Nous donnons à la fin de ce volume, note X,-le tcxle de l'arrêté (lu directoire de Paris prescrivant les poursuites contre les gardes nationaux qui avaient insulté Sergent. Dix-huit mois plus tard, le chef du bataillon Saint-Lazare, Roland de Montjourdain, qui commandait dans ai moment le poste (le la garde nationale (3e service au Château , fut traduit au tribunal révolutionnaire comme responsable de ce fait. On lui reprocha également d'avoir colporté la pétition des huit mille, d'avoir voulu défendre le Château, le 20 juin et le 10 août. Il fut condamné à mort le 46 pluviôse an u.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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