‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 37 sur 191 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

sitèrent pas à essayer de flétrir la mémoire d« courageux magistrat qu'ils avaient naguère exalté, et à insinuer aveo, une odieuse impudence que le maire d'Étampes ayait élé coupable avant- d'être viçtipw^.

Ils suscitèrent une pétition signée par une quarantaine de pitoyene de Maucharapset autres Gomiiuines des gpvi-= rons d'Etampes, dans laquelle on demandait à 1' Assemblée nationale d'arrêter les poursuites, dirigées contre les as^ s.assin§ de gimoneau, et de pendre à la patrie des citoyens utiles'* Cêtte pétition parut si peu digne d'attention et même si honteuse ppur ceux, qui Payaient signée ( que l'Assemblée ne daigna pas la mentionner dans, le procèsverbal de. sa séan^f et que ni le Moniteur ni îe Jffitrnftl 4ep Op'M* et Pecre^ne la reproduisirent. Mais Robespierre lui donna m\§ dans son nouveau journal, qu'i[ appelait, probablement par dérision, le Qéfenseyr àe la CQjistify.tian ; elle n'y tient pas moins de sjx colpnneSt Pn reste? cette pièce n'émanait point de témoins oculaires des faits que l'pn prétendait reptjfier» puisque les pétitionnaires commençaient par direqu'Ms n'avaient prjs aucune part à la malheureuse affaire d'Étàmpes. I|s s'appuyaient de l'autorité d'un certain Pierre Dol(vier, curé assermenté et électeur, qu'évidemment les Jacobins avaient choisi pour rédapteur et cnminentafeur du p|us mensonger des réçjtg, On reconnaissait, il est vrai > que la ïqï avait été violée et qu'un crime avait été çprrirpis; seulement pn cherchait à expliquer ce crime par le désespoir d'une

Page 1