‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 46 sur 191 · Mémoires de Dumouriez, t. H, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Dumouriez, t. H, p

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m'acquitter de mes devoirs de soldat, dès que j'aurai déposé mes comptes entre ses mains. » La lecture de cette lettre est couverte des applaudissements réitérés des tribunes et d'une grande partie des députés. « Oui, oui, crie-t-on à gauche ; M. Servan emporte nos justes regrets ! »

Dussaulx propose de rendre Un décret qui consacre le vœu de la majorité. En vain de Haussi et Vaublanc rappellent-ils qu'à l'occasion delà retraite de M. de Narbonne, l'Assemblée a ajourné l'expression de ses sympathies jusqu'à la reddition des comptes ; Guadet et Vergniaud insistent, et, à la presque unanimité, il est décrété que Servan, ministre de la guerre, emporte l'estime et les regrets de la nation.

Le bruit des applaudissements, par lesquelles tribunes saluent ce décret, retentit encore, lorsque le président annonce qu'il vient de recevoir une lettre du roi qui notifie la nomination des trois nouveaux ministres. A peine y fait-on attention, on se hâte de lire les lettres que le président vient de recevoir de Clavières et de Roland. La lettre de ce dernier renfermait la copie de celle qu'il avait écrite au roi trois jours auparavant 1 . Dans ce programme

1. Roland, parait-il, ne se résolut qu'au dernier moment à communiquer à l'Assemblée la lettre qu'il avait écrite au roi, car il en envoya au président la minute même. Nous avons eu cette pièce entre les moins et nous avons constaté qu'elle porte des ratures et des additions, destinées à la rendre en tout semblable au texte môme de la lettre qui avait été envoyée à Louis XVI,

La lettre de Roland se trouve in extenso au Moniteur, p. C93, et dans {'Histoire parlementaire de Bûchez et Roux, t. XV, page 39. ■

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