Rapport de Sergent
2. Ce post-scripium fut écrit do la main de Rœderer. ( Chronique des cinauante jours.)
152 HISTOIRE DE LA THRRliUR.
positions de la municipalité et du refus péremptoire qui venait d'y être opposé 1 .
La résistance du directoire bouleversait toutes les espérances, anéantissait tous les plans de Pétion. Les ordres qu'il venait de recevoir étaient trop formels et trop précis pour qu'il pût affecter de ne pas les comprendre. Il sentit qu'il fallait s'exécuter et écrivit aux quatre chefs de bataillon la lettre suivante :
« Nous vous prévenons de nouveau, messieurs, que ■ vous ne pouvez vous réunir en armes... Voici, à cet égard, la lettre que nous .envoient les membres du directoire.. D'après cette lettre, nous augurons trop bien de votre civisme pour ne pas espérer que vous vous y conformerez et que vous éclairerez vos concitoyens 2 . »
Les chefs de bataillon des faubourgs se trouvaient donc ballottés entre les instructions les plus contradictoires. Ils étaient en même temps exposés à recevoir les réquisitions extralégales des sections.
La section des Gobelins, avec laquelle Alexandre n'avait pas cessé d'être en rapport direct la veille et
1. Ces deux lettres ont été publiées par ta Rome rétrospective, tome I", 2* série, p. 167. 1
2. Cette lettre forme la pièce justificative, n° 3, du rapport Saint- Prix. Nous avons retrouvé une autre lettre exactement pareille, datée du 20 juin 1792, an ivde la liberté, et adressée à M. Bonneau, commandant du %' bataillon de la 1™ légion, rue de Mon treuil. — Saint-: Prix déclare qu'il a reçu celle communication à sept heuree et demie du matin.
— Nous avons retrouvé également les réponses que firent deux des chefs de bataillon auxquels cette circulaire avait été adressée, Alexandre et Saint-Prix. — Alexandre écrivait : a J'ai reçu la letlro