apport de J -J. Leroux
2. Cette quiétude est constatée par les rapports des officiers municipaux que Pétion avait pris soin d'écarter le malin, et qui, sans mission, s'étaient rendus aux abords des Tuileries. Desmousseaus était près de rentrer il son domicile, Cousin de se rendre à l'Académie des sciences dont il était membre; Champion emmenait Borio et Leroux dîner chez lui.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
et des Petits -Pères. Dès le premier moment du défilé à travers l'Assemblée nationale, le commandant du bataillon du Val-de-Grace, Saint-Prix, avait envoyé ses deux canons et ses artilleurs sur la place du Carrousel 1 , et comme cette place ne faisait point partie de la demeure royale 2 , ils y avaient été admis sans opposition. Ce fut peut-être à cause de leur introduction que le cortège, en sortant du jardin, trouva aux guichets cette étrange consigne : « Laisser entrer toutes les personnes armées, de quelque manière qu'elles le soient, et ne pas admettre celles qui n'auraient pas d'armes s . » Mais les hommes sans armes suivirent le flot des sans-culottes armés et pénétrèrent avec eux dans le Carrousel, malgré la résistance des gardes nationaux.
Rien n'eût été" plus facile cependant que d'empêcher la foule d'entrer au Carrousel, et de là dans le château. Le commandant général avait en ce moment des forces considérables : dix bataillons dans le jardin, deux autres sur la terrasse du bord de l'eau, quatreà la place LouisXV, cinq sur la place du Carrousel, et enfin, à l'intérieur des Tuileries, un bataillon, les. deux gardes montante et descendante, et cent gendarmes à cheval û . Avec autant de troupes, et en les disposant convenablement, on pouvait sans peine garder toutes les avenues de la demeure royale et tenir fermées toutes les cours et toutes les portes. Mais Ramainvilliers resta, durant tout l'événement, dans l'inac-