‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. premierChapitre 97 sur 191 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

lion la plus complète, donnant pour motif que le maire ayant permis, et le roi n'ayant pas refusé l'admission de vingt pétitionnaires, il n'avait pas pu prendre sur lui de proclamer la loi martiale contre leur escorte. De plus , prétendit-il. plus tard 1 , une dizaine d'officiers municipaux, avec ou sansécharpe, se trouvaient dans le château et donnaient des ordres avec ou sans l'agrément du roi ; il ne- lui appartenait pas d'élever avec eux un conflit d'attributions.

Quoi qu'il en fût, même après avoir forcé et la grille du jardin et les guichets du Louvre, la niasse populaire semblait ne pas avoir conçu le dessein de violer le domicile du roi. Déjà, à travers la place du Carrousel , elle atteignait la rue Saint- Nicaise, comme si elle devait s'y engager et regagner ses quartiers en remontant la rue Saint- Honoré. Le colonel Rulhière, qui était posté avec deux escadrons de la 29 e division de gendarmerie devant les Tuileries, faisant face à l'hôtel de LongueviHe, croyait si bien tout danger passé, qu'il descendit de ches'al, permit à une partie de ses hommes d'en faire autant, et s'en alla avec un ami causer dans la cour royale, située à l'intérieur du château 2 .

Mais voici que tout à coup le cortège s'arrête. La place du Carrousel, en 1792, était assez petite et fort encombrée de constructions. Elle ne tarde donc pas à se remplir, puisque personne n'en sort, et que toute la foule qui vient de défiler devant l'Assemblée y pénètre

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