Journal du Club des Jacobins, n°! 586 et
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
HISTOIRE DE LA TEUREUlt.
t-on, entretenir la Convention de la question des billets patriotiques à l'ordre du jour de la séance. Mais la méprise cesse bientôt quand on entend l'orateur débuter ainsi :
« Citoyens mandataires du Souverain, « Vous voyez devant vous les députés des sections de Paris ;
« Ils viennent vous faire entendre des vérités éternelles, vous rappeler des principes que la nature et la raison ont gravés dans le cœur de tous les hommes libres; point de mots, des choses!
« On vous a proposé de vous mettre au niveau des tyrans en vous environnant d'une garde... »
A ces mots la plus vive indignation éclate dans l'Assemblée. Lidon , l'un des plus courageux parmi les girondins, s'avance au milieu de la salle : « Je demande, dit-il, que le décret sur la force publique soit prononcé sur le champ! » — « Oui! oui! lui répoudent un trèsgrand nombre de députés, il faut faire connaître au peuple français que nous sommes libres, et aux agitateurs que nous bravons leurs menaces1... Nous saurons, s'il le faut, mourir à notre poste, nos suppléants nous remplaceront2. »
L'agitation est à son comble. On demande la levée de la séance et le dépôt sur le bureau de l'adresse des pétitionnaires. — « Non, dit la droite par l'organe de Defermon, il faut que la pétition soit entendue, que la